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04/02/2018 22:24 EST

JO-2018: le Japon proteste contre la présence d'îles disputées sur le drapeau unifié coréen

Le gouvernement japonais s'est ému lundi de l'utilisation aux jeux Olympiques de Pyeongchang d'un drapeau de la Corée unifiée sur lequel figure des îlots disputés par Tokyo et Séoul.

Les deux Corées ont décidé de défiler sous le même drapeau - la silhouette en bleu pâle de la péninsule - à la cérémonie d'ouverture des JO et de former une équipe commune féminine de hockey sur glace.

Or cet étendard porte un point bleu représentant des territoires situés en mer du Japon, contrôlés par la Corée du Sud sous l'appellation Dokdo mais revendiqués par Tokyo sous le nom de Takeshima.

"Le drapeau est inacceptable au vu de notre position sur la souveraineté de Takeshima", a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, jugeant "extrêmement regrettable" cet incident à quelques jours de l'ouverture des JO.

"Nous avons fermement protesté auprès de la Corée du Sud", a-t-il ajouté, appelant Séoul à gérer l'affaire "de manière appropriée".

Cette querelle intervient peu de temps après l'ouverture à Tokyo d'un musée consacré à ces îles, un lieu dont Séoul a réclamé la fermeture.

Un autre contentieux oppose les deux voisins au sujet des "femmes de réconfort", ces esclaves sexuelles de l'armée impériale nippone. Un accord avait été conclu en décembre 2015 aux termes duquel le Japon offrait ses "excuses sincères", mais l'actuel président sud-coréen Moon Jae-In a critiqué ce compromis en raison notamment du refus japonais d'assumer une pleine responsabilité juridique.

En signe de protestation, le Premier ministre nippon Shinzo Abe avait laissé entendre qu'il n'assisterait peut-être pas à la cérémonie d'ouverture des jeux, mais il a finalement décidé d'y participer et doit rencontrer à cette occasion le chef d'Etat sud-coréen.

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