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05/02/2018 05:08 EST

Iran: un homme armé blessé par balles à l'entrée de la présidence

Un homme muni d'une arme blanche a été blessé lundi en fin de matinée par des agents des forces de l'ordre alors qu'il tentait de forcer l'entrée de la présidence de la République à Téhéran, ont rapporté plusieurs médias iraniens.

"Un individu vêtu d'un linceul blanc a tenté de passer les portes de la présidence et s'est exposé à des avertissement des forces chargées de la protection du complexe présidentiel", ont écrit les agences Fars et Tasnim en citant le vice-gouverneur de Téhéran chargé des affaires sécuritaires, Mohsen Nasj-Hamedani.

"La personne a été empêchée d'aller plus loin et a été blessée par des tirs de la police", a ajouté M. Nasj-Hamedani.

Les circonstances de l'incident étaient encore floues plusieurs heures après les faits. Selon certains médias, l'homme était armé d'une "machette", selon d'autres d'un "couteau" ou d'un "sabre".

Selon l'agence Mehr, l'homme âgé d'environ 35 ans a été blessé à la jambe après avoir attaqué les gardes commis à la protection du président Hassan Rohani.

D'après des images diffusées par la télévision iranienne, M. Rohani n'était apparemment pas dans ses bureaux au moment des faits car il participait à une conférence sur la rénovation des transports iraniens.

Cité dans l'après-midi par l'agence Ilna, Mohammad Hossein Moghimi, le gouverneur de Téhéran, a indiqué que l'assaillant avait été emmené à l'hôpital.

"Nous devons attendre que l'état de santé de cette personne s'améliore pour que des interrogatoires puissent commencer", a indiqué M. Moghimi, alors que l'identité de l'homme et ses mobiles restent mystérieux.

Les bureaux du président Rohani sont situés dans le centre de Téhéran. Il n'a pas été clairement indiqué jusque-là si l'assaillant a été blessé aux contrôles à l'extérieur du complexe présidentiel ou à l'entrée du bâtiment abritant les bureaux du chef du gouvernement.

Le linceul, symbolisant une détermination à défendre une cause jusqu'à la mort, est régulièrement porté par certains militants ultraconservateurs iraniens lors de manifestations antioccidentales ou dénonçant des insultes faites à l'islam.

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