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04/02/2018 02:15 EST

UE: Erdogan rejette toute option autre que "l'adhésion"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui sera en visite lundi en Italie, a rejeté toute option autre qu'une "adhésion" à l'UE, balayant la proposition française d'un simple "partenariat", dans un entretien publié dimanche dans la Stampa.

L'Union européenne doit "maintenir les promesses faites" à la Turquie, a jugé le chef de l'Etat turc, qui doit arriver dimanche soir à Rome pour une visite de 24 heures, ponctuée lundi de rencontres avec le pape François, le président et le chef du gouvernement italiens, ainsi que des entrepreneurs du pays.

"L'UE bloque l'accès à la négociation et laisse entendre que l'absence de progrès dans les négociations dépend de nous. C'est injuste. Tout comme l'est le fait que certains pays de l'UE avancent pour nous des options autres que l'adhésion", a-t-il ajouté dans les colonnes du journal italien.

Début janvier, le président français Emmanuel Macron avait proposé au chef de l'Etat turc, reçu à Paris, un "partenariat" avec l'UE "à défaut d'une adhésion".

"Nous désirons une pleine adhésion à l'Europe. D'autres options ne nous satisfont pas", a martelé M. Erdogan.

Le chef de l'Etat turc a également rappelé le rôle clef joué par la Turquie sur la question migratoire: "nous sommes importants pour arrêter les migrants qui de l'Orient se dirigent vers l'Europe, et aussi pour garantir la stabilité et la sécurité de l'Europe". "Nous dédions de grands efforts à combattre des organisations terroristes comme le PKK, le YPG et l'EI", a estimé M. Erdogan.

L'armée turque et ses alliés syriens ont lancé le 20 janvier l'opération "Rameau d'olivier" visant à déloger de l'enclave syrienne d'Afrine les Unités de protection du peuple (YPG), accusés par Ankara d'être la branche en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par la Turquie.

Pour les Occidentaux, les YPG se sont révélés être de précieux alliés dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

"Les forces armées turques ne sont pas à Afrine pour combattre des "+groupes kurdes armés+. Nous n'avons pas de problèmes avec les Kurdes syriens. Nous combattons seulement les terroristes. Et nous avons le droit de le faire", a insisté M. Erdogan, en répétant que la Turquie ne cherchait aucun gain territorial en Syrie.

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