NOUVELLES
04/02/2018 09:35 EST

Raid aérien sur un centre de la police dans la capitale du Yémen

Le bâtiment abritant l'unité d'enquêtes criminelles de la police à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles Houthis, a été en grande partie détruit dimanche lors d'un raid aérien attribué à la coalition sous commandement saoudien qui combat ces insurgés.

Plusieurs véhicules de police garés à l'extérieur du bâtiment ont également été détruits ou endommagés lors de cette frappe, selon des journalistes.

Des médias contrôlés par les Houthis ont affirmé que sept personnes avaient été tuées et 58 blessées dans l'attaque de dimanche, mais ce bilan n'a pu être confirmé de source indépendante.

Un porte-parole de la coalition militaire dirigée par les Saoudiens, la seule à mener régulièrement des frappes aériennes sur Sanaa, a affirmé qu'elle allait enquêter sur ce raid, sans commenter le bilan des victimes.

"Nous prenons cette information très au sérieux et elle fera l'objet d'une enquête approfondie, comme toutes les informations (de ce type) le sont, par le biais d'un processus (...) indépendant", a ajouté le porte-parole.

L'ONU avait placé en octobre cette coalition sur sa liste noire des pays et entités commettant lors de conflits des exactions contre des enfants.

Les rebelles Houthis, originaires du nord du Yémen et soutenus par l'Iran, se sont emparés de la capitale Sanaa en septembre 2014, chassant le président Abd Rabbo Mansour Hadi qui s'est réfugié en Arabie saoudite.

En mars 2015, le royaume saoudien a pris la tête d'une coalition arabe qui est intervenue au Yémen pour aider les forces loyales au gouvernement et au président Hadi. Mais ce dernier n'est pas parvenu jusqu'ici à remporter des succès majeurs sur le terrain et les Houthis continuent de contrôler de vastes portions du territoire dont Sanaa.

Outre ses difficultés face aux Houthis, le président a été mis en difficulté la semaine dernière par des forces séparatistes dans le sud du pays qui apparaissait jusque là comme son principal bastion.

Le conflit au Yémen a fait plus de 9.200 morts, près de 53.000 blessés et provoqué la "pire crise humanitaire du monde", selon l'ONU.

bur-str/ny/ras/mer