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01/02/2018 02:47 EST

Tournoi: Brunel et l'Italie, de l'espoir à la résignation

Jacques Brunel s'apprête à retrouver samedi le Tournoi des Six Nations, deux ans après avoir reçu une deuxième cuillère de bois avec l'Italie, épilogue pénible d'une aventure mitigée avec les Azzurri.

Brunel a dirigé l'Italie pendant cinq ans et cinq Tournois. Sous sa direction, les Italiens n'y ont gagné que quatre matches. En 2012 ils ont battu l'Ecosse, puis l'édition 2013, avec deux succès face à la France et l'Irlande, avait fait naître beaucoup d'espoirs.

Mais la suite a été très compliquée avec une première cuillère de bois en 2014, un seul succès contre l'Ecosse en 2015 et un nouveau zéro pointé en 2016.

Globalement, les deux dernières années Brunel ont été douloureuses, sans résultats et surtout sans grand souffle. L'histoire s'est finie sans fâcherie mais avec un peu de lassitude et de résignation, des deux côtés.

"A la fin, nous avions perdu la complicité, le plaisir d'être ensemble en sélection. Aujourd'hui on travaille beaucoup mais c'est redevenu un plaisir de le faire. Beaucoup de choses ont changé", disait ainsi le capitaine Sergio Parisse il y a un an avant le premier Tournoi de l'ère Conor O'Shea.

"Il y a eu des choses très positives avec Brunel, surtout au début. Mais on se rend compte qu'il y a aujourd'hui dans le staff des compétences très précises, en défense, pour les trois-quarts, des gens qui ont une grande crédibilité et un discours qui a beaucoup de sens", ajoutait-il.

Le technicien français a lui fini son mandat usé par les défaites et par les difficultés du travail avec la fédération et les différentes composantes du rugby italien.

"Les résultats n'ont pas été à la hauteurs des attentes. Je ne peux certainement pas me donner un 10", a-t-il reconnu lors d'une de ses dernières interventions en Italie.

"Il y a eu la création des franchises, celle du Pro12, le système des académies a été mis en place et élargi. J'ai été là-dedans, tributaire de ces problématiques. Je n'ai pas su créer une synergie. Ca bougeait de partout", a-t-il expliqué.

Au total, l'équipe d'Italie a semblé stagner sous sa direction, voire légèrement régresser. Mais l'ouvreur Tommaso Allan lui a tout de même rendu hommage le 23 janvier. "J'ai débuté avec lui en sélection et évidemment nous avons de bons souvenirs avec lui. C'est un bon entraîneur et il fera du bon boulot avec les Bleus", a-t-il dit.

stt/cto