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01/02/2018 07:26 EST

Tournoi-2018 - Irlande: physiquement fin prêts

C'est son année: l'Irlande, forte de son potentiel physique impressionnant, va se lancer dans le Tournoi des six nations, contre la France samedi, avec l'ambition de le gagner... quitte à le faire en force.

Impressionnant contre l'Afrique du Sud (38-3) en novembre, dans le sillage d'une victoire dans le Tournoi-2017 contre une Angleterre qui semblait alors invincible, le XV du Trèfle semble être la seule équipe à pouvoir lutter physiquement avec les favoris anglais.

Une nouvelle génération d'Irlandais est désormais capable de jouer avec les gros gabarits. Les piliers Cian Healy (115 kg) et Tadhg Furlong (126 kg) sont considérés en Irlande comme les plus forts du Tournoi et la troisième ligne déménage avec les Stander, O'Mahony, Van der Flier ou Leavy, même sans son "Tullow Tank" Sean O'Brien blessé.

"Nous sommes en train d'améliorer ça, mais le patrimoine génétique est un peu plus petit que, disons, celui de l'Afrique du Sud, qui compte naturellement beaucoup de gros gabarits", explique le capitaine et talonneur Rory Best.

La sélection de la montagne James Ryan en deuxième ligne tend à accréditer la thèse de Best. Le capitaine des moins de 20 ans irlandais a été préféré à un autre double mètre, Devin Toner, pour affronter la France à seulement 21 ans.

"Ce que nous lui avons dit, c'est que, peu importe son âge, il doit montrer ce que nous avons vu de lui avec le Leinster et les moins de 20 ans", a expliqué Best, qui le juge "impressionnant pour son âge". "Il a une réelle présence physique et il n'y en a pas beaucoup en Irlande."

-'Pas de pénurie de muscles'-

Pour l'ancien deuxième ligne international Donncha O'Callaghan (38 ans), le travail de préparation physique réalisé dans les provinces, particulièrement chez les jeunes, finit par payer.

"Les gars qui arrivent maintenant ont suivi des supers programmes de formation pendant qu'ils étaient à l'école. Ils arrivent prêts", constatait-il début janvier pour la télévision RTE. "On l'a vu avec l'équipe d'Irlande cet automne: plein de jeunes joueurs brillants, pour lesquels on aurait cru encore devoir attendre. Mais ils sont physiquement incroyablement prêts."

Ces jeunes ont aussi permis le renouveau du Leinster et du Munster, impressionnants en Coupe d'Europe et qualifiés haut la main pour des quarts de finale.

Cet aspect rugueux a aussi fait son apparition chez les trois-quarts. Les centres Robbie Henshaw, Bundee Aki ou Chris Farrell disposent des gabarits pour prendre la marée.

Avant Henshaw (103 kg), "intimider les trois-quarts adverses n'a jamais été une option", estime le site internet irlandais spécialisé The42. Mais avec Henshaw et Aki "ou même avec l'imposant Chris Farrell (110 kg)", "Joe Schmidt ne connaitra pas de pénurie de muscles au centre du terrain durant le Tournoi."

"On verra bien ce que la France nous envoie. Mais nous répondrons. Oui, ça va être brutal au milieu du terrain", a d'ailleurs crânement assuré Henshaw.

Mais peut-être pire pour les Bleus: non contents d'être des machines de guerre, les Irlandais sont énervés.

"Nous avons terminé deuxièmes la saison passée, ça nous a mis en colère", a prévenu le demi de mêlée Conor Murray dans The Times dimanche. "Les années précédentes, on aurait dit que c'était un Tournoi pas mal. (cette année) On ne va pas dire qu'on est la meilleure équipe du monde, mais on ne se prépare pas juste pour participer. Ces jours-là sont derrière nous."

mam/syd

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