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01/02/2018 09:10 EST

Sotchi "pierre angulaire" d'une solution au conflit syrien, selon le régime

Les pourparlers organisés par la Russie à Sotchi sont la "pierre angulaire" de tout processus politique visant à résoudre le conflit syrien, ont estimé jeudi les autorités de Damas.

Le "Congrès du dialogue national syrien", qui s'est tenu mardi sans les principaux groupes d'opposition et les Kurdes, n'a pas débouché sur des résultats concrets mais essentiellement sur des déclarations d'intention, notamment sur la création d'un comité chargé "de rédiger un projet de réforme constitutionnelle".

A ce jour, toutes les discussions visant à trouver une solution au conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 ont échoué, avec comme principale pierre d'achoppement le sort du président Bachar al-Assad, qui bénéficie du soutien de Moscou.

Le communiqué final de la réunion de Sotchi constitue "la pierre angulaire du processus politique et la base solide sur laquelle seront lancés tout dialogue ou pourparlers à partir d'aujourd'hui", a indiqué une source du ministère syrien des Affaires étrangères, citée par l'agence officielle Sana.

Cette source se félicite également du fait que ce communiqué reconnaisse le "droit exclusif du peuple syrien à choisir son régime politique".

Sotchi, où se sont retrouvés quelque 1.400 figures de la société civile et des politiciens, a surtout réuni des participants affiliés au parti Baas au pouvoir, représentant le régime, à ses alliés et à l'opposition dite "tolérée".

"C'est la première conférence qui réunit un nombre aussi grand de Syriens et qui reflète les différents segments de la société syrienne, sur le plan politique et social", a indiqué la source citée par Sana.

Le processus de Sotchi, initié par la Russie, semble dans les faits rivaliser avec les négociations sous l'égide de l'ONU, préférées par l'opposition syrienne, qui reproche à Moscou son soutien infaillible au régime.

Déclenché par la répression de manifestations pacifiques par le régime, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 340.000 morts et plus de dix millions de déplacés et réfugiés.

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