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01/02/2018 15:42 EST | Actualisé 01/02/2018 15:42 EST

L'ex-Bixi International doublera sa présence à travers le monde

Changer le monde une ville à la fois, comme le dit le slogan de l'entreprise.

Le modèle brésilien du Bixi, le Fit, est déployé à São Paulo depuis mardi.
PBSC Solutions Urbaines
Le modèle brésilien du Bixi, le Fit, est déployé à São Paulo depuis mardi.

Bien des choses se sont produites depuis la faillite et la privatisation de feu Bixi International. L'entreprise née de cette privatisation, PBSC Solutions Urbaines, connaît une croissance phénoménale qui s'accélérera au cours des prochaines années.

Bixi International, anciennement une division de la société paramunicipale Bixi, a été vendue en 2014 après de nombreux déboires. Mais le produit, le célèbre vélo en libre-service qui sillonne les rues de Montréal l'été, a toujours été en demande.

PBSC a annoncé mardi la vente de 2500 vélos et 260 stations à la Ville de São Paulo, au Brésil, portant à 26 le nombre de municipalités clientes. Il y en avait 15 en 2016.

Selon Luc Sabbatini, PDG de l'entreprise, ce chiffre sera porté à 30 dans quelques mois seulement et à 50 d'ici les quatre prochaines années. Des «hubs» seront aussi installés dans diverses villes stratégiques afin de faciliter la production et la livraison de pièces dans les marchés plus éloignés.

«On a la capacité financière pour le faire. On a le produit, on a l'argent et on a le talent», lance-t-il lors d'une entrevue dans les locaux de l'entreprise, à Longueuil.

C'est tout un revirement de situation par rapport au moment de la vente. Bixi International avait alors des dettes atteignant 50 millions $ et elle était poursuivie par plusieurs villes mécontentes des services rendus.

«Peut-être que ce n'est pas dans l'ADN d'une ville de vendre à d'autres villes, affirme M. Sabbatini. Alors pour des raisons qui leur sont propres, ça n'a pas bien fonctionné.»

Depuis, l'entreprise a notamment investi des millions de dollars en recherche et développement pour améliorer le logiciel du vélo et développer des produits adaptés. Le modèle «Fit» vendu aux Brésiliens, par exemple, est plus petit et plus léger pour accommoder la physionomie généralement moins imposante des Sud-Américains.

«Notre slogan est "changer le monde une ville à la fois", souligne M. Sabbatini. Cette compagnie a eu des problèmes dans le passé, mais maintenant nous voulons prendre le temps de nous adapter à chaque ville pour nous assurer que ça marche.»

PBSC vient aussi de commercialiser un modèle à propulsion électrique nommé «Boost», plus apte à négocier les importantes côtes qui existent dans certains centres-ville, notamment à Montréal. Selon M. Sabbatini, un premier acheteur sera annoncé au cours de la présente année.

Il ne s'agit toutefois pas de la métropole québécoise, ni d'une autre ville canadienne.

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