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01/02/2018 10:44 EST

Droits des citoyens post-Brexit : la présidence de l'UE met en garde Theresa May

La Bulgarie, qui tient la présidence tournante de l'UE, a mis en garde mercredi la Première ministre britannique Theresa May contre tout projet d'offrir différents régimes de résidence aux ressortissants européens après le Brexit.

Lilyana Pavlova, ministre bulgare pour la présidence de l'UE, s'est dite "inquiète" des déclarations de Mme May, dans un entretien à l'AFP.

Mme Pavlova, une proche du Premier ministre bulgare Boyko Borissov, espère qu'"au final, le soutien aux citoyens sera considéré plus important que la cote" de popularité.

"L'acquis européen (les lois, ndlr) devrait être appliqué pendant la période de transition, il devrait être suivi complètement", a insisté la ministre.

Lundi, l'UE a établi comme l'une des bases de la négociation sur une future période de transition, après son retrait effectif fin mars 2019 et jusqu'à fin 2020, que le Royaume-Uni continue de respecter les règles de l'UE, y compris les droits des citoyens de vivre et travailler où ils le souhaitent, en échange de l'accès au marché unique.

Mais Mme May a ouvert un nouveau débat après avoir déclaré que les Européens arrivant dans le pays pendant la période transitoire de 21 mois ne devrait pas obtenir les mêmes droits que ceux arrivés avant le Brexit.

La Bulgarie, qui tient la présidence de l'UE pour le premier semestre de l'année, veut protéger à la fois les Bulgares vivant au Royaume-Uni et les Britanniques vivant en Roumanie. "Nous sommes donc un peu inquiets", a confié Mme Pavlova.

L'UE veut conclure les discussions sur la période de transition d'ici fin mars afin de pouvoir poursuivre avec les négociations sur la future relation avec le Royaume-Uni.

Pour la ministre bulgare, les discussions sur le Brexit entrent dans leur période "la plus difficile" et l'UE doit conserver son unité affichée jusqu'à présent à 27.

"La réussite pour nous, c'est de garder l'unité à 27, de défendre les droits, parce que Theresa May a reçu de très bons soutiens, comme par exemple le président des Etats-Unis, en faveur d'un Brexit dur", a souligné Mme Pavlova.

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