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01/02/2018 08:31 EST

Des jeunes pousses pour une Coupe Davis à rafraîchir

Désertée par les stars, la Coupe Davis se cherche toujours un second souffle mais ne manque pas totalement d'intérêt et reste un tremplin pour des jeunes pousses, alors que débute la campagne 2018 vendredi.

La Coupe Davis, c'est fini pour Roger Federer, comme il l'a annoncé mi-janvier en Australie quelques jours avant de soulever son vingtième trophée majeur.

Son compère Stan Wawrinka, avec lequel il a soulevé le Saladier d'argent en 2014, n'y réapparaîtra pas a priori cette année.

Le premier tour se jouera aussi sans Rafael Nadal, ni Novak Djokovic, blessés, ni Andy Murray, en convalescence après une opération d'une hanche.

La vénérable compétition par équipes continue irrémédiablement de pâtir de l'absence des meilleurs joueurs.

Les changements, anecdotiques, opérés par la Fédération internationale (ITF), comme l'instauration d'un tie-break au cinquième set en 2016, pour réduire la longueur des matches ou encore la sélection d'un cinquième joueur dès cette campagne 2018, ne changeront pas le problème.

Le souci reste le même. La Coupe Davis est coincée dans un calendrier déjà bien chargé et ne rapporte pas --ou plus-- de points pour la classement ATP.

Motiver Federer qui, à 36 ans, privilégie les plages de récupération pour durer, quitte à zapper Roland-Garros, relève de l'impossible.

D'autant que le "Maître", comme on le surnomme, a lancé l'an passé une nouvelle compétition, la Laver Cup, où s'affrontent une sélection des meilleurs joueurs européens et le "Reste du monde"... cinq jours après la demi-finale de Coupe Davis.

La France, guidée par Yannick Noak, avait surfé sur une avalanche de forfaits pour conquérir enfin un 10e Saladier d'argent... Sans avoir eu à battre un seul membre du top 40 mondial!

Si, en dehors des plus grandes vedettes, tout le monde joue le jeu cette année, la Coupe Davis pourrait néanmoins offrir quelques moments intéressants et faire émerger des nouvelles têtes.

Lors de ce premier tour, le choc entre l'Australie et l'Allemagne à Brisbane s'annonce le plus alléchant. On y verra s'affronter en entrée Alexander Zverev, N.5 mondial, et Alex De Minaur, tout juste majeur (18 ans), qui a fait parler de lui en ralliant la finale chez lui à Sydney.

"Nous avons retenu Alex De Minaur dans notre groupe de cinq joueurs après l'avoir vu jouer de manière impressionnante ces dernières semaines sur le circuit, a expliqué le capitaine Lleyton Hewitt. Il a travaillé dur et nous sommes heureux de lui offrir cette opportunité".

L'équipe australienne, avec l'impétueux Nick Kyrgios en N.1, espère redonner enfin ses lettres de noblesse à ce grand pays de tennis.

A suivre aussi: la prestation à Osijek (Croatie) de Denis Shapovalov. Le nouvel espoir du Canada s'était fait connaître en mal l'an passé en frappant de colère une balle qui avait malencontreusement atterri dans l'oeil de l'arbitre de chaise français Arnaud Gabas.

Ce coup de sang avait provoqué l'élimination de son équipe face à la Grande-Bretagne.

- Cilic et Edmund ménagés -

Cette dernière devra faire sans sa nouvelle pépite Kyle Edmund. Diminué après son beau parcours à Melbourne (demi-finale), l'Anglais de 23 ans a été ménagé au minimum pour la première journée à Marbella face à l'Espagne.

La sélection ibérique, sans Nadal mais aussi Carreno (10e), an encore de l'allure avec Albert Ramos (21e) et Roberto Bautista (23e).

Autre grand absent à déplorer: le Croate Marin Cilic, finaliste de l'Open d'Australie, ménagé par son capitaine face au Canada.

La France, qui rêve de réaliser le doublé pour la dernière campagne de Noah sur le banc, devra elle composer sans Jo-Wilfried Tsonga, blessé au genou gauche, face aux Pays-Bas.

Battue en finale l'an passé, David Goffin et ses camarades belges repartent à l'assaut contre la Hongrie, de retour dans l'élite mondiale pour la première fois depuis 1996.

ll/chc