POLITIQUE
27/01/2018 10:10 EST | Actualisé 28/01/2018 00:06 EST

Lisée reste confiant malgré les mauvais sondages pour le PQ

«Le train de l'indépendance part le 1er octobre 2018.»

SAINT-HYACINTHE – Loin de se laisser abattre par le plus récent sondage qui place sa formation politique en troisième place, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, se dit convaincu que l'intérêt des Québécois pour la Coalition avenir Québec (CAQ) n'est que « passager ».

Un nouveau sondage Léger-Le Devoirpublié samedi révèle que la CAQ récolte 39% des appuis. Si le scrutin avait lieu en fin de semaine, le parti de François Legault pourrait aspirer à une majorité à l'Assemblée nationale.

Le Parti libéral du Québec, pour sa part, connaît un creux historique à 28%, alors que le PQ reste en troisième place à 20% des intentions de vote. Québec solidaire connaît une légère baisse dans les sondages et récolte 9% des appuis.

Qu'importe, M. Lisée a continué de marteler, lors de son discours d'ouverture au conseil national du PQ en fin de semaine, que les Québécois veulent un « État fort » qui réinvestit dans les services publics. Le défi, selon les péquistes, sera de prouver que la CAQ propose tout le contraire.

« La CAQ, c'est la plus grosse montgolfière politique que je n'ai jamais vue. Il nous reste exactement huit mois pour dégonfler ce ballon », a lancé le député de Terrebonne, Mathieu Traversy.

« Les Québécois sont tannés du tandem Coke/Coke diète, et le Parti québécois est certainement très différent », a renchéri son collègue de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

D'autres, comme le député de Sanguinet, Alain Therrien, sont d'avis que la descente de son parti dans le sondages est chose du passé. Le PQ ne pourra que remonter, dit-il.

« On est capable de remonter la pente assez facilement. L'important, ce n'est pas d'être troisième au mois de janvier, mais d'être premier au mois d'octobre. »

Un État fort, puis l'indépendance

Le PQ a lancé une campagne publicitaire, au début de la semaine, pour faire la promotion d'un État « fort ». C'est seulement une fois qu'un gouvernement péquiste lui aura donné « de la souplesse, du muscle, de la fierté » dans un premier mandat qu'il pourra se tourner vers le projet de pays, a fait valoir M. Lisée.

« C'est difficile de demander à un peuple qui a été fragilisé de se sentir assez solide pour faire un pas aussi grand que celui de l'indépendance, a poursuivi le chef péquiste. Alors on dit oui, le train de l'indépendance part le 1er octobre 2018. Tous les autres trains vont dans la direction inverse. »

Selon le sondage publié dans Le Devoir, les électeurs se disent aux deux tiers en faveur d'un réinvestissement en santé ou en éducation, pour les familles ou les aînés. C'est sur ce point que M. Lisée a insisté dans ses commentaires aux journalistes.

« La contradiction entre la volonté des Québécois de réinvestir dans les services, comme le veut le Parti québécois, et leur intérêt passager pour la CAQ, il est flagrant », a soutenu M. Lisée. Il croit que les électeurs vont s'en « rendre compte » à temps pour les élections.

Le sondage Léger-Le Devoir a été réalisé du 22 au 24 janvier par Internet auprès de 983 répondants, avec une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 points de pourcentage.

Avec La Presse canadienne.

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