NOUVELLES
25/01/2018 11:29 EST

Trump se rendra au Royaume-Uni "cette année" (Downing Street)

Donald Trump se rendra au Royaume-Uni au cours de l'année 2018, a confirmé Londres jeudi à l'issue de la rencontre entre le président américain et la Première ministre britannique Theresa May à Davos (Suisse).

"La Première ministre et le président (américain) ont conclu leur rencontre en demandant à leurs services de travailler ensemble pour finaliser les détails de la visite du président au Royaume-Uni plus tard cette année", a déclaré un porte-parole de Downing Street à l'issue de la réunion, sans préciser si ce serait une visite d'Etat ou non.

Selon une source gouvernementale britannique, cette visite devrait avoir lieu dans la "deuxième moitié" de l'année, mais aucune décision n'a encore été prise quant au lieu.

Après la rencontre, la Maison Blanche a de son côté affirmé que les deux dirigeants avaient discuté d'une "visite de travail à Londres dans les prochains mois".

La "relation spéciale" entre Washington et Londres a été mise à mal ces derniers mois par une longue série d'accrocs depuis l'arrivée au pouvoir du milliardaire américain.

Le 12 janvier, Donald Trump avait annulé sa visite au Royaume-Uni destinée à inaugurer la nouvelle ambassade des États-Unis à Londres. Il avait justifié sa décision en critiquant l'emplacement de la nouvelle ambassade, mais plusieurs observateurs y avaient vu une manière d'éviter un déplacement lors duquel il risquait d'être accueilli par des manifestations hostiles.

En novembre, les deux dirigeants avaient eu des échanges tendus, lorsque Theresa May avait qualifié d'"erreur" la rediffusion sur Twitter par le président américain de vidéos anti-musulmans postées par une dirigeante d'un parti britannique d'extrême droite.

"@theresa_may ne te focalise pas sur moi, focalise-toi sur le terrorisme islamique radical destructeur à l'intérieur du Royaume-Uni. Tout va bien pour nous!", avait rétorqué, acerbe, Donald Trump.

Le chef d'Etat américain avait déjà critiqué dans plusieurs messages la gestion des attentats qui ont frappé le Royaume-Uni en 2017, s'attirant des réactions courroucées de Theresa May et du maire de Londres, Sadiq Khan.

Avant ces manifestations inhabituelles de tensions, Theresa May avait invité Donald Trump à une visite d'État au Royaume-Uni.

Une visite d'État implique de nombreux honneurs, dont celui d'être reçu par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace.

Au Royaume-Uni, cette invitation avait été critiquée et jugée prématurée, et près de 1,9 million de personnes ont signé une pétition réclamant qu'elle soit rétrogradée en simple visite.

apz/mr

TWITTER