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25/01/2018 12:08 EST

Les accords commerciaux retrouvent grâce auprès de Trump, Trudeau optimiste

Au moment où se joue à Montréal l'avenir de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), le Premier ministre Justin Trudeau affiche son optimisme et le président Donald Trump entrouvre la porte à un retour au sein de la vaste zone commerciale transpacifique.

Le président américain, dans un entretien à la chaîne CNBC, a indiqué être prêt à adhérer au partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP pour son acronyme en anglais) dont il avait pourtant claqué la porte il y a tout juste un an à son arrivée à la Maison Blanche.

"Je me joindrais au TPP si nous avions un bien meilleur accord que nous n'avons", a déclaré M. Trump tout en réaffirmant que comme l'Aléna, le CPTPP est "horrible".

Une appréciation que ne partage pas Justin Trudeau. Dans des déclarations au Forum économique de Davos jeudi, le chef du gouvernement canadien a cité en exemple le CPTPP comme étant "ce qui peut être fait quand des pays se mettent ensemble pour bâtir des opportunités économiques".

Sur le CPTPP, "nous avons amélioré et bouclé un accord avec succès", comme cela avait été fait auparavant avec l'accord de libre-échange avec l'Union européenne (CETA), a souligné M. Trudeau.

Afin de garantir une porte de sortie à ses exportations, le Canada a rejoint in extremis ce vaste accord commercial initié par Barack Obama, prédécesseur de l'actuel président américain, au moment où la renégociation de l'Aléna patine.

Avec les Etats-Unis et le Mexique, "nous travaillons pour assurer que les améliorations que nous apportons à l'Aléna bénéficient aux travailleurs et aux citoyens ordinaires des trois pays", a-t-il ajouté.

Sur cet accord nord-américain, Donald Trump continue à souffler le chaud et le froid.

"Nous avons un déficit commercial avec le Canada, nous avons un déficit commercial énorme avec le Mexique. Nous devons faire quelque chose. Nous ne pouvons pas continuer ainsi", a déclaré M. Trump à CNBC.

C'est avec cet objectif d'amender significativement l'Aléna, en vigueur depuis 1994, que les négociateurs des trois pays sont réunis à Montréal pour la sixième séance de tractations.

"Je pense que nous avons une bonne chance" d'arriver à un accord, a estimé Donald Trump en brandissant toujours l'idée d'y mettre fin.

"L'Aléna est mauvais, nous le renégocions. Je peux mettre un terme à l'Aléna, ou non, nous verrons", a-t-il poursuivi.

Au troisième jour des négociations à Montréal, le chef de la délégation canadienne Steve Verheul s'est également voulu rassurant.

"Nous sommes maintenant sur des questions moins controversées et c'est donc un peu plus calme", a-t-il lâché.

Les discussions se déroulent jusqu'à lundi ponctuées par une conférence de presse de la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland, de son homologue mexicain à l'Economie Ildefonso Guajardo et du représentant américain au Commerce Robert Lighthizer.

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