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25/01/2018 08:10 EST

France: report du procès d'un Italien accusé d'une série de viols sur des fillettes

Le procès en appel en France d'un Italien de 79 ans, accusé d'avoir abusé pendant des années de fillettes dans l'ouest de Paris en se faisant passer pour un électricien, a été reporté jeudi en raison de son état de santé, a-t-on appris auprès des avocats.

Giovanni Costa devait être jugé à partir de jeudi et jusqu'au 2 février devant les assises de Seine-Saint-Denis (banlieue parisienne) pour neuf viols, seize agressions sexuelles et une tentative d'agression sexuelle sur des petites filles âgées de six à treize ans, entre 1990 et 2003.

Mais, dès la première matinée, l'accusé, détenu dans un hôpital, a été pris de "vertiges". "On voyait qu'il lui était impossible de tenir l'audience", a déclaré à l'AFP son avocat, Merabi Murgulia.

Le procès a été reporté après son examen par un médecin à la mi-journée.

Le presque octogénaire, qui conteste en bloc les accusations portées contre lui, "voulait vraiment" ce procès en appel mais il n'en avait "pas les capacités physiques", a ajouté Me Cottineau.

"C'est une très grande déception pour les victimes qui espéraient clore définitivement cette affaire et repartir enfin avec des projets d'avenir. Toutefois, il aurait été indigne pour la justice de juger un homme dans cet état", a de son côté estimé Stéphane Maugendre, de la partie civile.

La justice française avait condamné l'accusé à 18 ans de réclusion criminelle en 2016.

Il avait été confondu par son ADN en 2012, 22 ans après les premiers viols pour lesquels il est poursuivi.

A l'époque, il avait nié tout crime sexuel, se revendiquant comme un cambrioleur au mode opératoire immuable: s'introduire dans les immeubles en se faisant passer pour un "dépanneur d'électricité et de gaz".

C'est la "signature" de celui que les policiers de la Brigade de protection des mineurs (BPM) appellent "l'électricien". Car l'agresseur des petites filles, qui parvenait sans difficultés à entrer dans les immeubles de beaux quartiers de la capitale, prétextait avoir besoin d'aide pour effectuer une réparation électrique, afin de soulever ses victimes pour qu'elles l'aident à atteindre des parties en hauteur et commencer à abuser d'elles.

Plusieurs agressions pouvaient avoir lieu le même mois, suivies d'interruptions coïncidant avec les séjours de l'accusé en prison.

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