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25/01/2018 07:15 EST | Actualisé 25/01/2018 15:45 EST

France: la ministre de la Justice rencontre les gardiens de prison

PARIS — La ministre française de la Justice a proposé jeudi d'améliorer les conditions de travail dans les prisons du pays, dans l'espoir de désamorcer la contestation lancée par les gardiens qui réclament notamment une meilleure sécurité.

Après deux rencontres infructueuses, Nicole Belloubet propose maintenant de renforcer la sécurité des gardiens face aux détenus les plus dangereux. Elle a aussi offert des hausses salariales lors d'une rencontre avec les leaders syndicaux, dans les bureaux de son ministère.

Le mouvement de contestation en est à sa 11e journée. Le ministère a annoncé par voie de communiqué qu'il ouvrira 1500 places pour prendre «en charge dans des quartiers totalement étanches» 1500 détenus radicalisés. Ces places s'ajouteront aux cellules à haute sécurité qui accueillent déjà 150 prisonniers «extrêmement dangereux».

Le ministère a dit que les autorités pénitentiaires disposeront «de 450 places pour gérer ces profils dangereux» d'ici la fin de l'année.

En ce moment, des détenus radicalisés se mêlent à la population générale, ce qui leur permet de radicaliser d'autres prisonniers, selon les gardiens.

Au nombre des nouvelles mesures de sécurité, le ministère a promis de meilleures fouilles en prison. Les gardiens seront aussi munis de nouveaux équipements, notamment des vestes pare-balles camouflées et des alarmes personnelles.

Mille cent nouveaux emplois seront créés d'ici quatre ans, et la prime annuelle des gardes passe à 1400 euros.

Les représentants syndicaux n'ont pas encore commenté les propositions de la ministre Belloubet.

La majorité des 188 prisons du pays sont touchées d'une manière ou d'une autre. Un porte-parole de l'administration pénitentiaire a déclaré à l'Associated Press que les gardiens manifestaient à 116 prisons jeudi.

Les gardiens de prison français seraient victimes de quelque 4000 agressions par année.