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24/01/2018 16:52 EST

Trump s'envole pour convaincre Davos de faire affaires

Donald Trump s'est envolé mercredi pour participer pendant deux jours au Forum économique de Davos et tenter de convaincre les élites mondiales que "l'Amérique d'abord", ce n'est pas le repli sur soi.

Le président américain, qui n'était pas accompagné de la Première dame, s'est envolé de la base aérienne d'Andrews, en banlieue de Washington, mercredi soir à 20H50 (01H50 GMT jeudi).

"Je vais bientôt me rendre à Davos, en Suisse, pour raconter au monde à quel point l'Amérique est formidable et comment elle va bien. Notre économie décolle maintenant et avec tout ce que je fais cela ne pourra qu'aller encore mieux. Notre pays est enfin en train de GAGNER à nouveau!", a tweeté le président peu avant de prendre l'hélicoptère pour se rendre à l'aéroport.

M. Trump doit prononcer un discours vendredi devant le Forum économique mondial qui réunit quelque 3.000 participants triés sur le volet dans la très chic station de ski suisse.

"Nous allons au Forum économique de Davos (...) pour dire au monde que l'Amérique est ouverte aux affaires", avait déclaré mardi Gary Cohn, conseiller économique de M. Trump, lors d'un point à la presse sur le programme du président.

M. Trump, qui est sorti des accords de Paris sur le changement climatique, a abandonné les négociations commerciales multilatérales avec la région pacifique, menace de sortir de l'Aléna et vient juste d'imposer de lourdes taxes sur des machines à laver et des panneaux solaires d'importation, devra convaincre un parterre d'hommes d'affaires et de responsables gouvernementaux réunis dans un forum qui privilégie le libre échange.

Son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, risque d'avoir tendu un peu plus l'atmosphère avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, en soulignant à Davos qu'un "dollar plus faible" était bon pour les Etats-Unis.

Cette rupture avec plusieurs décennies de déclarations rituelles sur le dollar fort "dans l'intérêt des Etats-Unis" a fait chuter le billet vert. Une bonne chose pour les exportations de produits américains, plus compétitifs, mais une barrière supplémentaires aux importations de pays aux monnaies plus fortes.

Sur le front diplomatique, M. Trump doit notamment rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, auquel il vient d'offrir la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël mais aussi la Première ministre britannique Theresa May avec laquelle les relations sont inhabituellement tendues.

vog/sha