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24/01/2018 12:32 EST

Immigration, mur, clandestins: Trump abat ses cartes lundi

La Maison Blanche présentera lundi son projet sur l'immigration susceptible selon elle d'être accepté par les démocrates comme les républicains et de mettre fin à des mois de bras de fer infructueux sur ce sujet sensible.

"Après des décennies d'inaction de la part du Congrès, il est temps de travailler ensemble pour résoudre ce problème une fois pour toutes", a déclaré Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump.

"Le président veut donner l'impulsion sur ce dossier", a-t-elle ajouté, se refusant cependant à donner la moindre indication sur les orientations retenues.

Ce "cadre juridique" aborde les quatre sujets érigés en priorités par la Maison Blanche: "sécuriser la frontière et supprimer les failles juridiques, mettre fin aux migrations en chaîne, annuler la loterie sur les visas et trouver une solution pérenne pour Daca".

Le programme Daca, mis en place par Barack Obama, a permis à quelque 690.000 jeunes sans-papiers de travailler et d'étudier en toute légalité. Donald Trump l'a abrogé en septembre jugeant qu'il n'était pas constitutionnel et a donné jusqu'à mars au Congrès pour trouver une solution.

Les démocrates ont fait de ce dossier leur priorité absolue. Les républicains sont globalement d'accord pour régulariser ces jeunes connus sous le nom de "Dreamers" (rêveurs) mais le locataire de la Maison Blanche exige en échange le vote de crédits pour ériger le mur promis à la frontière avec le Mexique.

"Si n'y a pas de mur, il n'y a pas de Daca", a-t-il résumé mardi d'un tweet laconique.

Une partie du débat tourne aujourd'hui sur la définition exacte de ce l'exécutif entend par "mur": quel type de structure ? Quelle longueur ? Quelle hauteur ?

Car si les démocrates sont vent debout contre l'idée d'un immense mur symbole pour eux d'une politique xénophobe, un terrain d'entente ne semble pas exclu s'il s'agissait de renforcer tel ou tel barrière existante.

Interrogé sur ce thème extrêmement sensible, point d'achoppement des discussions jusqu'ici, Sarah Sanders est restée évasive.

"Je vais bâtir le plus grand mur que vous ayez jamais vu", avait lancé Donald Trump en campagne.

Traversant essentiellement des régions arides peu peuplées, mais aussi des villes, la frontière américano-mexicaine relie l'océan Atlantique au Pacifique sur 3.200 kilomètres.

Après avoir promis de construire sur toute cette distance, Donald Trump souligne désormais que nombre d'éléments faisant office de barrière naturelle, sa longueur sera nettement plus réduite. Mais il n'a jusqu'ici fourni d'estimation chiffrée.

jca/vog