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24/01/2018 08:48 EST

Crues en France : les Arts de l'Islam au Louvre partiellement fermés

Le musée du Louvre a dû fermer le niveau bas du département des Arts de l'Islam, en raison de la montée du niveau de la Seine qui pourrait atteindre 6,20 mètres samedi, a annoncé la direction du musée.

Conformément au Plan de Protection Contre les Inondations (PPCI) en vigueur depuis 2002, "des mesures de protection du Palais sont également mises en oeuvre", a précisé dans un communiqué la direction du musée le plus fréquenté du monde (8,1 millions de visiteurs en 2017).

Les musées d'Orsay et de l'Orangerie (plus de quatre millions de visiteurs en 2017) ont également déclenché leur PPCI. Du matériel a été acheminé et des zones de repli aménagées.

La nocturne prévue pour jeudi est reportée au 8 février, a ajouté le Louvre qui, depuis la crue de 2016, a réorganisé ses réserves et renforcé le stockage des oeuvres.

En juin 2016, plusieurs grands établissements culturels situés près de la Seine, dont le Louvre et le musée d'Orsay, avaient dû fermer leurs portes pendant plusieurs jours face à la montée du niveau de ce fleuve jusqu'à 6,07 m.

"Aucune infiltration d'eau n'avait été à déplorer", rappelle la direction du Louvre. Le musée était resté fermé pendant quatre jours (du 3 au 7 juin). 35.000 oeuvres, soit 25% des 152.000 conservées dans des zones inondables, avaient été mises à l'abri en 48 heures.

Un centre de conservation des collections du Louvre actuellement en zones inondables est en construction à Liévin, dans le nord de la France, et doit ouvrir ses portes à l'été 2019.

Dans la capitale, le niveau de la Seine continuait à s'élever et était mercredi après-midi à plus de 5,20 m. Elle devrait atteindre un pic dans la nuit de vendredi à samedi, à des niveaux comparables à la crue de juin 2016 (6,10 m), peut-être un petit peu au-dessus (6,20 m). Mais toujours très loin de la crue historique de 1910 (8,63 m).

"A Paris, hors les berges, les conséquences devraient être les mêmes qu'en 2016", avec surtout un risque d'infiltrations, a expliqué Jérôme Goellner, le patron des services de l'Etat chargés de l'Environnement dans la région (DRIEE).

Mercredi, les propriétaires de péniches étaient sur le pied de guerre. "Le gros risque, c'est que le bateau passe au-dessus du quai", expliquait Arnaud Séité, le directeur de la péniche le Marcounet.

Quinze départements situés dans le quart nord-est de la France étaient mercredi en fin de journée en vigilance orange crues-inondations, autour des bassins de la Seine, du Doubs et de la Saône.

Des pluies en provenance de la Manche sont de nouveau attendues jeudi. Elles "vont contrarier la décrue" mais ne seront "pas suffisantes" cependant pour générer de nouvelles ondes de crues, d'après les autorités.

Quant au Rhin, le pic de crue a été atteint mardi soir et la décrue amorcée.

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