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18/01/2018 07:32 EST | Actualisé 18/01/2018 10:48 EST

L'impasse persiste au procès de Lac-Mégantic

Le huitième jour de délibérations débute.

Jean Demaitre, Richard Labrie et Thomas Harding
Ryan Remiorz/PC
Jean Demaitre, Richard Labrie et Thomas Harding

L'attente se poursuit jeudi au palais de justice de Sherbrooke pour les accusés qui attendent que le jury se prononce sur leur sort, relativement aux accusations portées contre eux après le déraillement de train mortel survenu à Lac-Mégantic en 2013.

Le jury de huit hommes et quatre femmes en est à sa huitième journée de délibérations.

Les 12 jurés ont commencé à discuter des possibilités de verdicts jeudi dernier. Les trois verdicts doivent être unanimes.

Les accusés dans cette affaire _ le chef de train Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie et le directeur des opérations de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) au Québec, Jean Demaître _ ont plaidé non coupable aux accusations de négligence criminelle causant la mort qui ont été portées contre eux.

Celles-ci ont été déposées après qu'un train de 72 wagons de pétrole brut eut déraillé le 6 juillet 2013, au petit matin, après s'être mis en mouvement de lui-même. Il a explosé et rasé une partie du centre-ville de Lac-Mégantic, tuant 47 personnes sur son passage.

Les verdicts possibles sont les suivants: les trois hommes peuvent être reconnus coupable ou non coupable de négligence criminelle causant la mort.

Dans le cas de Thomas Harding, deux autres verdicts peuvent être prononcés: conduite dangereuse d'un équipement ferroviaire causant la mort et conduite dangereuse d'un équipement ferroviaire. Il s'agit d'infractions moindres, incluses dans celle de négligence criminelle.

Si le jury ne réussit pas à s'entendre et se déclare dans une impasse définitive, le juge peut dissoudre le jury, et cela met fin au procès.

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