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17/01/2018 19:24 EST | Actualisé 17/01/2018 19:24 EST

Trump se réjouit d'avoir poussé Apple à rapatrier 250 milliards de dollars

«J'ai promis que ma politique permettrait à des entreprises comme Apple de rapatrier des montants extraordinaires aux États-Unis.»

Joshua Roberts / Reuters
Trump se réjouit d'avoir poussé Apple à rapatrier 250 milliards de dollars.
Joshua Roberts / Reuters

Apple va payer 38 milliards de dollars d'impôts sur ses bénéfices réalisés à l'étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux États-Unis, a annoncé l'entreprise mercredi 17 janvier. Une nouvelle dont s'est félicité le président américain Donald Trump, comme à son habitude via un message publié sur Twitter.

"J'ai promis que ma politique permettrait à des entreprises comme Apple de rapatrier des montants extraordinaires aux États-Unis. Je suis ravi de voir qu'Apple donne suite à ces BAISSES D'IMPÔTS. Une énorme victoire pour les travailleurs américains et les États-Unis", a-t-il écrit, dans un tweet accompagné d'un article expliquant la décision de la société fondée par Steve Jobs.

"Un paiement de cette ampleur serait le plus important de ce type jamais fait", avait souligné l'entreprise américaine quelques heures plus tôt dans un communiqué, précisant être d'ores et déjà le premier contribuable américain. Avant la fameuse réforme promise par Donald Trump, ces bénéfices échappaient totalement à l'impôt tant qu'ils restaient "parqués" à l'étranger et se retrouvaient imposés à 35% s'ils étaient "rapatriés" aux États-Unis.

La promesse de 20 000 emplois créés

La réforme offre aux entreprises américaines la possibilité de pouvoir rapatrier les bénéfices réalisés à l'étranger à des taux variant entre 8% et 15,5%. Cette fenêtre, limitée dans le temps, s'applique en réalité même si les bénéfices ne sont pas rapatriés.

Le groupe, première capitalisation boursière mondiale, a aussi affirmé qu'il contribuerait "directement à l'économie américaine" à hauteur de plus de 350 milliards de dollars dans les cinq années qui viennent, au travers notamment de 20 000 créations d'emploi ou d'investissements auprès de ses fournisseurs et sous-traitants aux États-Unis.

Le géant des smartphones a également indiqué qu'il allait ouvrir un nouveau "campus" destiné dans un premier temps à accueillir les services d'assistance technique aux clients du groupe. Son implantation géographique sera révélée plus tard dans l'année, a précisé Apple.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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