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17/01/2018 08:08 EST | Actualisé 17/01/2018 09:22 EST

L'équipe de hockey féminin sud-coréenne est préoccupée par les pourparlers

TORONTO — L'entraîneuse canadienne de l'équipe de hockey féminin sud-coréenne a indiqué qu'elle était «partagée» quant à l'ajout de joueuses nord-coréennes à sa formation.

Sarah Murray, la fille de l'ex-entraîneur de la LNH Andy Murray qui possède la citoyenneté canadienne et américaine, est préoccupée par la décision de former une équipe de hockey commune aux deux Corées.

Une entente pour former une équipe de hockey féminin regroupant des joueuses de Corée du Nord et du Sud a été conclue mercredi, bien qu'elle doive encore être approuvée par le Comité international olympique.

Murray a certes reconnu que le fait que les deux pays s'unissent pour les jeux est «merveilleux pour les relations politiques et internationales», mais a souligné qu'elle aurait préféré «que cette entente ait été conclue il y a trois ou quatre ans, au début de cette aventure».

«Je suis partagée quant à cette combinaison», a-t-elle écrit dans un courriel envoyé à La Presse canadienne.

Murray a été embauchée pour diriger le programme sud-coréen en 2014.

Si la formation conjointe se concrétise, ce serait la première fois que les deux Corées enverraient une équipe commune aux Jeux olympiques.

L'idée que des Nord-Coréennes se joignent à leur équipe olympique est «très soudaine», selon Murray.

«Nous entendions des rumeurs à ce sujet il y a quatre ou cinq jours, mais nous ne pensions jamais que ça allait se concrétiser puisque nous ne sommes qu'à quelques semaines des Jeux olympiques, a-t-elle expliqué. Cependant, au cours des derniers jours, les choses sont devenues beaucoup plus sérieuses.»

La Corée du Sud voudrait donc que le CIO lui permette d'augmenter le nombre maximal de joueuses — il est présentement à 23 — pour son équipe olympique afin que des Nord-Coréennes puissent se greffer à l'équipe sans soutirer des places aux Sud-Coréennes.

Selon l'agence de presse Yonhap, Murray a confié aux journalistes mardi que l'ajout de joueuses si près des jeux «est un peu hasardeux pour la chimie de l'équipe, puisque les filles sont ensemble depuis très longtemps».

Le CIO doit rencontrer les dirigeants des deux Corées, ainsi que les membres du comité organisateur des Jeux de Pyeongchang, samedi à son quartier général en Suisse.