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17/01/2018 11:17 EST | Actualisé 17/01/2018 11:20 EST

Contrer les inondations... avec les blocs de béton de la Formule E?

Du positif pourrait ressortir de cet événement finalement...

Getty Images

La course de Formule E aura finalement servi à une chose, si la suggestion de la mairesse Valérie Plante est acceptée. Les blocs de béton achetés au coût de 7,5 M$ pourraient être utilisés pour créer des digues temporaires en cas d'inondations.

La Ville de Montréal cherche de nouvelles solutions pour éviter l'utilisation massive de sacs de sables, une mesure jugée lente, coûteuse et inefficace. Cette recherche fait partie des recommandations faites aux élus mercredi par le service de la sécurité civile, lors du dépôt du rapport sur les inondations du printemps 2017.

«L'arrondissement de Ville-Marie a des suggestions créatives à vous proposer. [...] On pourrait avoir des digues amovibles en béton. Ça tombe bien, on a des blocs de béton en stock», a lancé la mairesse Plante, en référence aux blocs achetés par l'administration précédente pour la course de Formule E.

La suggestion a soulevé l'hilarité au sein du comité exécutif, mais elle semble sérieuse, à en croire un tweet diffusé peu après par Mme Plante, qui est aussi mairesse de l'arrondissement.

Digues temporaires, digues permanentes et sacs

Chose certaine, tous les scénarios seront envisagés pour éviter autant que possible l'utilisation de sacs de sable.

«L'armée est arrivée avec ses sacs de sable, mais ils ne peuvent pas rester. Environ 300 000 sacs de sable à récupérer, c'est une grosse tâche pour des effectifs municipaux qui sont déjà fatigués», a souligné Bruno Lachance, directeur du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM).

L'entreposage des sacs ne serait pas non plus une option.

«Les sacs de sable se détériorent très rapidement, alors les garder ce n'est pas la solution», a dit Louise Bradette, directrice de la sécurité civile, en réponse à une question de l'élu Sylvain Ouellet.

En plus des blocs de béton, d'autres options seront étudiées au cours des prochains mois. Le leader de la majorité, François Limoges, a pris en exemple certaines villes d'Europe qui utilisent des digues en polyester facilement démontables et réutilisables.

Le rapport de la sécurité civile recommande aussi une étude de faisabilité sur l'installation de digues permanentes.

Selon M. Lachance, une quantité minimale de sacs devra tout de même être utilisée dans certains secteurs, en combinaison avec les autres méthodes choisies.

Mieux cartographier les zones inondables

Le rapport présenté mercredi à la Ville de Montréal fait aussi écho aux recommandations faites par un autre groupe à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Cet autre rapport, déposé en septembre dernier, recommande d'intégrer les analyses de crues des différents cours d'eau, puisque l'archipel montréalaise se trouve à la confluence de nombreuses rivières.

Le rapport de la CMM recommande aussi une cartographie en temps réel des niveaux de risque d'inondation par une gestion active des débits d'eau.

Le rapport déposé à la Ville suggère aussi une mise à jour de la cartographie des zones inondables, entre autres choses.

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