POLITIQUE
16/01/2018 10:45 EST | Actualisé 16/01/2018 13:32 EST

«La porte est ouverte» pour Jean-Martin Aussant, dit Lisée

Départ émotif pour la députée Nicole Léger.

Jean-Martin Aussant
PC
Jean-Martin Aussant

La députée péquiste de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger, a confirmé son départ de la vie politique active mardi, la gorge nouée d'émotions. C'est toutefois le retour possible de Jean-Martin Aussant au Parti québécois qui a retenu l'attention.

Mme Léger a d'ailleurs tenu à réfuter des rumeurs voulant qu'elle se soit faite tassée pour laissée la place à M. Aussant, qui a quitté le PQ en 2011 pour fonder Option nationale.

«C'est faux, dit-elle. Personne ne m'a rien demandé. C'est à moi seule de décider de poursuivre ou de ne pas solliciter un autre mandat. De plus, les membres ont aussi leur mot à dire lorsque vient le temps de choisir leur candidate ou leur candidat», a-t-elle précisé.

N'empêche, le chef du PQ Jean-François Lisée, qui accompagnait Mme Léger lors de son annonce, a entrouvert la porte à M. Aussant.

«La porte est ouverte. Le PQ est une coalition, on est toujours ouverts à l'addition», a-t-il dit, ajoutant toutefois que M. Aussant aurait la tâche de convaincre les membres de Pointe-au-Trembles si le poste l'intéresse.

Olivier Robichaud

Stratégie critiquée?

La cohabitation entre M. Aussant et M. Lisée, dans le cas éventuel d'un retour, pourrait toutefois être difficile. M. Aussant a fondé Option nationale parce qu'il trouvait que le PQ n'avançait pas assez rapidement sur la question de la souveraineté. Il a aussi critiqué la stratégie du chef d'attendre un deuxième mandat avant d'organiser un référendum sur l'avenir du Québec.

M. Lisée a d'ailleurs réfuté l'idée que le départ de Mme Léger et celui de son rival à la chefferie, Alexandre Cloutier, témoignent d'un désaveu de cette stratégie.

«Je vous invite à poser la question aux individus concernés. Vous savez, au PQ, quand quelqu'un est en désaccord avec la stratégie du chef, ce n'est généralement pas difficile de le lui faire dire», a-t-il lancé.

Selon divers médias, d'autres grosses pointures du PQ songeraient à quitter, notamment le doyen de l'Assemblée nationale François Gendron. Nicole Léger a dit qu'elle continuera de soutenir son chef et son parti à titre de militante.

«Débordant» de candidatures

M. Lisée s'est aussi défendu de mener un parti démotivé. Les sondages mettent régulièrement le PQ en troisième position et plusieurs autres grosses pointures ont annoncé leur départ ou seraient en réflexion, dont le rival de M. Lisée à la chefferie, Alexandre Cloutier.

«Nous débordons de demandes d'investiture, lance-t-il. Si les élections avaient lieu demain, nous aurions des investitures contestées dans la majorité des circonscriptions.»

M. Lisée souligne qu'une annonce aura lieu demain pour présenter un candidat dans la région de Québec.

«Je quitte la tête haute», dit Léger

Mme Léger, qui fera un trait sur 22 années de politique comme députée de Pointe-aux-Trembles, affirme partir la tête haute.

«C'est une panoplie d'actions et de résultats concrets auxquels j'ai pu contribuer, sans compter les milliers de citoyens que j'ai pu aider individuellement, tout comme les organismes, les entreprises et les institutions», a-t-elle dit.

Mme Léger a notamment mis sur pied le Comité de développement de l'est de Montréal, qui a récemment lancé une initiative pour améliorer le transport en commun dans le secteur. Elle a aussi été ministre déléguée à la Famille lors de la création du réseau des CPE, puis ministre de la Famille lors du bref passage de Pauline Marois comme première ministre du Québec.