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13/01/2018 07:28 EST

Tour d'Espagne 2018: l'ADN d'une course pour grimpeurs

La Vuelta 2018 reste fidèle à son ADN de course pour grimpeurs avec neuf arrivées au sommet sur le parcours qui reliera Malaga, le 25 août, à la capitale madrilène, le 16 septembre.

Un départ à Malaga, huit journées dans la moitié sud du pays, un triptyque montagneux près de la côte atlantique et un final en principauté d'Andorre. Les éléments forts de la 73e édition ont été présentés samedi dans la ville-départ par le directeur de la Vuelta, Javier Guillen, et le directeur de course, l'ancien coureur Fernando Escartin.

"Nous voulons que la montagne redevienne la clé pour décider de la Vuelta", a déclaré Javier Guillen, qui ignore encore le nom du lauréat de l'édition 2017, à cause du point d'interrogation posé sur le vainqueur britannique Chris Froome, qui a fait l'objet d'un contrôle antidopage "anormal" pendant l'épreuve.

"Nous découvrons de nouvelles montées finales. Ce sont des marques d'identité qui nous ont permis de donner un nouvel élan à la course et nous allons les défendre", a estimé le directeur du Tour d'Espagne qui promet un grand spectacle dans deux arrivées au sommet inédites, à Les Praeres et au Balcon de Bizkaia.

L'épreuve retournera à La Covatilla (ouest), sept ans après le succès de l'Irlandais Dan Martin, et surtout aux Lacs de Covadonga (nord-ouest). La montée, où le Colombien Nairo Quintana avait revêtu le maillot rouge de leader pour ne plus le quitter en 2016, conclut un triptyque pour grimpeurs, capital pour la victoire finale, à la fin de la deuxième semaine.

- Landa séduit -

Les favoris auront toutefois jusqu'à l'avant-dernier jour pour s'expliquer sur les pentes des (46) cols de la Vuelta. A l'occasion d'une étape ultra-ramassée (six ascensions en 105 km !) qui s'achèvera au col de la Gallina, en Principauté d'Andorre, avant le transfert vers Madrid.

L'arrivée dans la capitale sera jugée sur la place de Cybèle après un passage par le Paseo del Prado dont le musée fête cette année son bicentenaire, a précisé l'organisateur Unipublic. Comme un écho au départ qui sera donné au centre Pompidou à Malaga afin d'associer sport et culture suivant le souhait de Javier Guillen.

Après Malaga, qui accueillera le premier contre-la-montre (sur 8 km seulement), la course visitera Grenade, Almeria et Jaen pour remonter ensuite géographiquement vers l'ouest et la façade atlantique. Le principal "chrono" sera disputé à Torrelavega, à l'entrée de la troisième et dernière semaine. Mais il se limitera à 32,7 kilomètres, conformément à la tendance des grands tours de réduire la longueur de ces épreuves-tests afin d'éviter de trop gros écarts et ménager le suspens.

Pour résumer son tracé, qui compte dix-neuf villes-étapes inédites, Unipublic a établi les catégories: six étapes de plaine pour sprinteurs et deux autres se terminant en montée, six étapes de moyenne montagne et cinq de montagne, deux contre-la-montre.

"C'est un profil exigeant qui me convient", a estimé l'Espagnol Mikel Landa, présent pour la cérémonie avec deux anciens vainqueurs de l'épreuve, son nouveau coéquipier de Movistar Alejandro Valverde et le jeune retraité Alberto Contador.

Landa, qui a estimé le contexte favorable pour briller au Tour de France, a confirmé avoir renoncé au Giro et a évoqué la Vuelta ainsi dans la perspective des Mondiaux autrichiens prévus à Innsbrück. Soit un programme comparable à celui de Valverde, autre pointe de l'équipe espagnole.

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