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Réfugiés relocalisés en UE: la Grèce et le HCR appellent à intégrer les Afghans

Le gouvernement grec et le Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) ont appelé mardi l'Union européenne (UE) à intégrer dans le programme de relocalisation des réfugiés afghans qui jusqu'ici en étaient exclus.

"Le HCR recommande la continuation du programme de relocalisation (...) et de réinstallation en mettant l'accent sur certaines catégories qui n'y étaient pas initialement incluses, comme les Afghans vulnérables", a affirmé Philippe Leclerc, représentant en Grèce du HCR.

M. Leclerc s'est exprimé lors d'une conférence de presse marquant la fin de la première phase du programme européen de relocalisation adopté en septembre 2015 pour parer au grand nombre de réfugiés venus surtout de Syrie, arrivés en Grèce via la Turquie.

En vertu de ce programme, 22.000 personnes ont été relocalisées depuis la Grèce vers d'autres pays membres de l'Union européenne, contre 66.000 initialement prévues.

M. Leclerc, le ministre grec à la Politique migratoire Yannis Mouzalas, et Gianluca Rocco, représentant en Grèce de l'Organisation internationale pour les migrations (IOM), se sont félicités "de l'effort effectué par la Grèce pour relocaliser ces réfugiés" malgré "les difficultés" et "la résistance" de certains pays européens, particulièrement ceux du groupe de Visegrad (République tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie) à y participer.

"L'UE a réussi dans une certaine mesure son objectif dans cette première phase du programme de relocalisation, bien que les pays du groupe de Visegrad aient miné cette politique", a souligné M. Mouzalas.

"La solidarité européenne (...) est une obligation légale", a-t-il souligné, rappelant qu'Athènes avait appelé l'UE à inclure dans le programme de relocalisation "les Afghans et les mineurs non accompagnés et à ne pas avoir seulement comme critère la nationalité" des réfugiés.

"L'UE n'a pas répondu à ces appels mais nous allons insister", a dit le ministre.

Normalement, seuls les réfugiés de nationalités ayant un taux d'acceptation de l'asile au moins égal à 75% sont admis à la relocalisation. Le taux de reconnaissance pour les Afghans est actuellement un peu inférieur, ce qui les exclut en théorie.

De même, les Irakiens sont désormais exclus du programme alors qu'ils en bénéficiaient au début. La majorité des bénéficiaires depuis la Grèce sont actuellement les Syriens.

Pour M. Mouzalas "2018 sera plutôt l'année de réinstallation des réfugiés en Europe", qui consiste à organiser directement l'accueil de réfugiés depuis des pays situés en dehors de l'Europe.

Depuis avril 2016, 11.715 réfugiés ont ainsi été réinstallés depuis la Turquie dans des pays européens, surtout en Allemagne, aux Pays-Bas et en France, selon les donnée de l'UE.

L'UE avait fixé fin septembre l'objectif d'accueillir "au moins 50.000" réfugiés en deux ans en provenance de pays comme la Libye ou le Niger.

hec/od/lpt

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