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L'Equateur à la recherche d'une "médiation" sur le cas Assange

Le gouvernement équatorien est à la recherche d'une "médiation" pour trouver un accord avec le Royaume-Uni sur la situation "insoutenable" de Julian Assange, le créateur australien de WikiLeaks réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres.

"Nous explorons la possibilité d'une médiation (...) Il pourrait s'agir d'un pays tiers ou d'une personnalité", a annoncé mardi la chef de la diplomatie équatorienne Maria Fernanda Espinosa.

"Aucune solution ne pourra être trouvée sans la coopération internationale et sans la coopération du Royaume-Uni, qui a fait part de son intérêt pour trouver une issue" à cette situation, a-t-elle ajouté sans plus de détails lors d'une rencontre avec la presse étrangère.

C'est la première fois que l'Equateur évoque l'éventualité d'une médiation dans cet imbroglio diplomatique où sont également impliqués les Etats-Unis et la Suède.

Lors de son arrivée au pouvoir en mai 2017, le président équatorien Lenin Moreno, successeur de Rafael Correa qui avait accordé l'asile à l'Australien, avait annoncé que Julian Assange pourrait rester dans son ambassade.

En novembre, l'Equateur avait demandé au fondateur de WikiLeaks, qui s'était prononcé en faveur de l'indépendance de la Catalogne, d'éviter de faire des déclarations susceptibles d'affecter les relations internationales de Quito.

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu'il nie, Julian Assange, 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres.

Le parquet suédois a depuis classé l'affaire, mais l'Australien craint d'être arrêté, s'il sort de l'ambassade, puis extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010.

La sortie de ces documents avait valu à Julian Assange, qui a créé WikiLeaks en 2006, un statut de paria aux Etats-Unis, alors que ses défenseurs célébraient en lui le champion d'un mouvement mondial pour la transparence et la démocratie.

Les cinq années de réclusion de Julian Assange dans une chambre modeste de l'ambassade contrastent avec sa vie trépidante d'avant, lorsqu'il évitait de dormir plus d'une nuit dans le même lit.

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