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04/01/2018 19:48 EST | Actualisé 04/01/2018 19:48 EST

Deux sénateurs soucieux des risques après les tweets de Trump

Au sujet de la Corée du Nord.

Le sénateur Martin Heinrich
Aaron Bernstein / Reuters
Le sénateur Martin Heinrich

Deux sénateurs démocrates ont demandé jeudi au patron des services américains de renseignement d'évaluer les risques que représentent pour la sécurité nationale des Etats-Unis les tweets du président Donald Trump au sujet de la Corée du Nord.

Les sénateurs Martin Heinrich et Ron Wyden, qui siègent à la Commission sénatoriale sur le renseignement, souhaitent que Dan Coats "évalue le risque pour les Etats-Unis et les intérêts et employés américains" que pourrait avoir induit en particulier un tweet de M. Trump le 2 janvier.

Dans ce message, le milliardaire républicain a adressé une menace à peine voilée au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un qui, la veille lors d'une déclaration pour le jour de l'An, avait appelé à l'accélération du déploiement des armes nucléaires de son pays.

"Le leader nord-coréen Kim Jong-Un vient d'affirmer que le bouton nucléaire est sur son bureau en permanence+ (...) informez-le que moi aussi j'ai un bouton nucléaire mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et il fonctionne!", a tweeté mardi M. Trump.

MM. Heinrich and Wyden souhaitent connaître l'appréciation de la communauté du renseignement sur l'impact potentiel des tweets présidentiels sur la crédibilité de Washington.

"Nous souhaitons que cette évaluation examine la réaction probable de la Corée du Nord après le tweet du président du 2 janvier et les autres tweets et déclarations menaçants du président, et détermine si cette rhétorique agit comme une dissuasion ou une provocation".

Lors de sa déclaration du 1er janvier, Kim Jong-Un a également tendu la main à la Corée du Sud en appelant à des relations meilleures et en évoquant une participation aux jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février. Séoul a proposé dès le lendemain de tenir des discussions à haut niveau avec Pyongyang le 9 janvier.

Le président américain a estimé jeudi que ces discussions étaient "une bonne chose", s'en arrogeant le mérite.

"Avec tous ces experts ratés qui donnent leur avis, quelqu'un croit-il vraiment que des discussions et un dialogue auraient lieu entre la Corée du Nord et la Corée du Sud si je n'étais ferme, fort et prêt à engager toute notre puissance contre le Nord"?, a-t-il écrit dans un tweet matinal. "Ce sont des idiots, mais les discussions sont une bonne chose", a-t-il ajouté.

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