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Le président syrien remanie son gouvernement tandis que les violences continuent

BEYROUTH — Le président syrien a remanié son gouvernement lundi, remplaçant ses ministres de la Défense, de l'Information et de l'Industrie, selon l'agence de presse officielle SANA.

L'agence n'explique pas pourquoi Bachar el-Assad a pris cette décision, qui survient alors que l'armée syrienne a repris du terrain sur les insurgés et les djihadistes depuis deux ans, avec l'appui des frappes aériennes menées par la Russie et des combattants soutenus par l'Iran.

Le général Ali Ayoub a été nommé ministre de la Défense en remplacement de Fahd Jassem al-Freij, qui occupait ce poste depuis 2012. Le général Ayoub était chef d'état-major des armées depuis juillet 2012.

Imad Sarah devient le nouveau ministre de l'Information, tandis que Mohammed Mazen Youssef a été nommé à l'Industrie.

Cette annonce n'a pas empêché les violences de se poursuivre en Syrie, principalement dans les banlieues de Damas et dans le nord-ouest du pays, où les forces gouvernementales mènent une offensive dans le sud de la province d'Idlib.

De violents affrontements ont opposé l'armée syrienne aux insurgés à l'est de la capitale lorsque des militaires, sous le couvert d'intenses frappes aériennes, ont tenté de rejoindre un groupe de soldats coincés dans une installation militaire encerclée par des rebelles soutenus par des combattants liés à Al-Qaïda.

Selon l'Obervatoire syrien des droits de l'homme et un militant de l'opposition présent en Syrie, Mazen al-Shami, les combats de lundi se concentraient dans une installation miliaire située près de Harasta, en banlieue de Damas.

L'Observatoire affirme que les forces syriennes ont mené au moins 12 frappes aériennes à Harasta et dans la région environnante. M. Al-Shami a quant à lui estimé qu'il y a avait eu des dizaines de frappes, ajoutant que les forces gouvernementales avaient fait venir des renforts durant la nuit et tentaient de secourir les soldats coincés.

Les affrontements des trois derniers jours dans la région de la Ghouta, à l'est de Damas, ont coûté la vie à au moins 35 civils, 24 soldats gouvernementaux et 29 insurgés, d'après le bilan établi par l'Observatoire.

Les Nations unies estiment que près de 400 000 civils vivent sous le siège des forces gouvernementales dans la région de la Ghouta, épicentre du soulèvement contre le président El-Assad.

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