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27/12/2017 14:59 EST | Actualisé 27/12/2017 15:00 EST

Près de 200 000$ amassés pour un héros de l’attentat de Québec

Aymen Derbali a reçu sept balles en tentant de protéger d'autres fidèles. Il a maintenant perdu l’usage de ses jambes.

Aymen Derbali, entourée des membres de DawaNet. Ils espèrent amasser 400 000$ pour acheter une maison adaptée à ses besoins.
Tariq/DawaNet
Aymen Derbali, entourée des membres de DawaNet. Ils espèrent amasser 400 000$ pour acheter une maison adaptée à ses besoins.

QUÉBEC – Près de 200 000$ ont été amassés pour Aymen Derbali, qui a reçu sept balles, dont des fragments ont endommagé sa moelle épinière, en tentant de protéger d'autres fidèles pendant l'attentat au Centre culturel islamique de Québec, en janvier dernier.

M. Derbali, un père de trois enfants, a passé deux mois dans le coma après la tuerie. Lorsqu'il s'est réveillé, il avait perdu l'usage de ses jambes. Il ne pourra plus marcher.

L'homme de 41 ans est présentement hospitalisé à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec. Mais lorsqu'il quitte le centre, il peut difficilement retourner à son appartement au quatrième étage où vit sa famille.

C'est à la suite d'un touchant reportage du Globe and Mail, qui raconte son parcours rempli d'embûches, que l'organisme DawaNet basé en banlieue de Toronto, s'est mobilisé pour amasser des fonds via la plateforme LaunchGood pour lui trouver une maison adaptée à ses besoins.

« Il ne peut passer qu'une journée par semaine avec sa famille parce que sa demeure est inaccessible, décrivent les responsables de DawaNet sur la page de dons. Avec une maison accessible, il pourra finalement rentrer chez lui pour voir sa femme et ses enfants. »

« Aymen Derbali a risqué sa vie pour sauver des vies. C'était un acte de foi et d'altruisme pur », ajoutent-ils.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, M. Derbali a remercié toutes les personnes qui l'ont aidé et qui ont pris de ses nouvelles. Il dit qu'il continue à faire des séances de physiothérapie et qu'il peut maintenant bouger les bras.

La campagne de financement se poursuit jusqu'au 28 janvier, soit la veille du triste premier anniversaire de l'attentat qui a fait six morts.

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