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27/12/2017 03:24 EST

France/chômage: Macron attend des "résultats au bout de 18 à 24 mois"

Le président français Emmanuel Macron a dit attendre "des résultats significatifs au bout de 18 à 24 mois" sur le front du chômage, après la réforme du code du travail, dans un entretien publié mercredi par le quotidien espagnol El Mundo.

"La première année du mandat est cruciale: c'est là qu'on met en place les transformations qui produiront les vrais résultats, sur l'emploi avant tout, dans les deux ans". "C'est pour cela que j'ai voulu aller vite", a-t-il expliqué, selon ses propos originaux en français transmis par l'Élysée.

"La France bénéficie de l'embellie de l'économie mondiale, mais aussi des réformes des dernières années et d'un sentiment de confiance plus grand; notre croissance dépasse les prévisions" mais "notre économie souffre de freins persistants" avec "un modèle socialement injuste et économiquement inefficace, faute d'avoir su nous renouveler et surmonter les réticences au changement", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'acceptation de sa réforme du code du travail, il a reconnu que "ce n'(était) pas une réforme facile", ajoutant néanmoins que "c'est une réforme claire" car annoncée pendant sa campagne.

"Nous avons une grande tradition française: celle de l'agenda caché, ou des trahisons successives. On fait une campagne pour rassembler le coeur de ses militants pendant la primaire, puis on revoit son programme pour séduire un électorat plus large pendant la campagne et enfin on gouverne de manière encore différente. Cette méthode a brisé la confiance des Français", a-t-il insisté.

Evoquant l'Europe, il a prévenu qu'"on ne change pas l'Europe tout seul". Il a souhaité notamment qu'elle fasse "beaucoup mieux, ensemble, dans la gestion et la protection commune de nos frontières et dans l'harmonisation de nos politiques d'asile et d'immigration".

"C'est le grand défi de l'année qui vient", a-t-il estimé.

Interrogé sur le scrutin de jeudi en Catalogne, le chef de l'État s'est refusé à tout commentaire. "J'ai soutenu et continuerai de soutenir la légalité et l'unité constitutionnelle en Espagne. Je fais pleinement confiance au gouvernement de Mariano Rajoy pour gérer la situation" et "je souhaite que la stabilité et la confiance puissent revenir rapidement en Catalogne", a-t-il dit.

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