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27/12/2017 09:13 EST

Berlin et Paris encouragent d'autres échanges de prisonniers en Ukraine

L'Allemagne et la France ont salué mercredi l'échange de plusieurs centaines de prisonniers entre autorités ukrainiennes et séparatistes prorusses qui contrôlent une partie de l'est du pays et encouragé à poursuivre ces échanges.

"La chancelière Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron se félicitent de la mise en oeuvre aujourd'hui de l'accord du groupe de contact trilatéral sur l'échange de prisonniers", écrivent les deux pays dans un communiqué commun.

Cependant, Mme Merkel et M. Macron souhaitent que ce processus se poursuive "pour les prisonniers restants, notamment en accordant un accès total au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et à soutenir la recherche des personnes disparues par le CICR".

Cet échange, juste avant le Nouvel an et le Noël orthodoxe le 7 janvier, constitue un rare progrès dans l'application des accords de paix de Minsk signés en février 2015 qui ont permis une baisse d'intensité des combats mais sans parvenir à un règlement politique du conflit qui a fait plus de 10.000 morts.

Cela représente au total 380 personnes, du jamais vu depuis l'éclatement de ce conflit en avril 2014.

Pour Berlin et Paris, ce geste permet de "renouveler la confiance" entre les parties pour promouvoir "un cessez-le-feu durable et global, en vue de la pleine application des accords de Minsk".

Le conflit dans l'Est de l'Ukraine oppose les forces gouvernementales à des séparatistes prorusses soutenus, selon Kiev et les Occidentaux, par la Russie qui dément. Il a contribué aux pires tensions entre la Russie et les Occidentaux depuis la Guerre froide.

L'opération de mercredi constitue une première étape dans un échange global de tous les prisonniers détenus par les deux camps.

Sur le plan diplomatique, la tension est remontée ces derniers jours après la décision de Washington de muscler son aide à l'Ukraine en matière de défense, afin que Kiev puisse assurer la "souveraineté" de son territoire. Moscou a accusé les Etats-Unis de vouloir encourager un "bain de sang".

dac/mr