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19/12/2017 10:42 EST

Netanyahu affirme qu'il ne sera pas inculpé pour corruption

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé mardi qu'il ne serait pas inculpé dans les affaires de corruption présumée pour lesquelles il a été entendu par la police.

Lors d'un meeting de soutien près de Tel-Aviv, il a laissé entendre que la police allait recommander au conseiller juridique du gouvernement de l'inculper mais qu'il n'y aurait pas de suites.

M. Netanyahu a été interrogé vendredi pour la septième fois par des policiers chargés d'enquêter sur des affaires de corruption présumée, selon des sources policières.

Dans l'une des enquêtes, il est soupçonné d'avoir reçu, illégalement, des cadeaux de personnalités très riches, dont le milliardaire australien James Packer et un producteur à Hollywood, Arnon Milchan. La valeur totale de ces cadeaux a été évaluée par les médias à des dizaines de milliers de dollars.

James Packer, patron du géant des casinos Crown, a été entendu au début du mois en Australie par la police.

Une autre enquête cherche à déterminer si M. Netanyahu aurait essayé de conclure un accord secret avec le propriétaire du Yediot Aharonot pour une couverture favorable de la part du quotidien israélien.

La première enquête est proche de sa conclusion et cela pourrait être la dernière fois que M. Netanyahu est entendu dans cette affaire, selon les médias.

Le Premier ministre s'est constamment défendu de tout méfait et se dit victime d'une campagne pour le chasser du pouvoir.

Et lors de ce meeting, il a répété mardi sous les vivats des militants du Likoud, "qu'il n'y aura rien car il n'y a rien", une formule qu'il utilise systématiquement depuis le début des enquêtes.

"Ca commence avec des gros titres dans la presse mais la majeure partie du temps, ça se termine sans rien", a-t-il affirmé.

"Il y aura des recommandations de la police de m'inculper et alors ?", a ajouté M. Netanyahu.

M. Netanyahu, 68 ans, à la tête du gouvernement depuis 2009 après un premier mandat entre 1996 et 1999, a été soupçonné à plusieurs reprises par le passé, sans être inquiété.

Des milliers d'Israéliens ont manifesté ces dernières semaines pour protester contre ce qu'ils dénoncent comme "la corruption du gouvernement".

mib/hj