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19/12/2017 07:35 EST

Missile sur Ryad: le Pentagone s'abstient d'accuser l'Iran

Le Pentagone s'est abstenu mardi de montrer l'Iran du doigt après un nouveau tir de missile sur l'Arabie saoudite revendiqué par les Houthis, alors que Washington avait accusé la semaine dernière Téhéran d'armer ces rebelles yéménites.

"Le ministère de la Défense a pris connaissance des récentes informations selon lesquelles les forces houthies basées au Yémen ont tiré un missile balistique sur l'Arabie saoudite, et les Houthis ont pris la responsabilité de cette attaque", a indiqué un porte-parole du Pentagone, le commandant Adrian Rankine-Galloway, dans un communiqué.

"Nous coopérons étroitement avec nos partenaires saoudiens pour déterminer avec précision ce qui s'est passé et pour nous assurer qu'ils disposent des ressources nécessaires pour défendre leur territoire face à des attaques sans discernement contre des zones résidentielles civiles", a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite a intercepté mardi au-dessus de Ryad, pour la seconde fois en deux mois, un missile balistique tiré par les rebelles yéménites houthis, et a mis en cause l'Iran, faisant de nouveau craindre une escalade dans le Golfe.

Alors que les Etats-Unis haussent le ton face au régime de Téhéran qu'ils accusent de violer l'esprit de l'accord historique prévoyant la suspension du programme nucléaire iranien, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a présenté jeudi des "preuves irréfutables" de ventes de missiles par l'Iran en "violation flagrante" de ses obligations internationales, ce que Téhéran a aussitôt démenti.

Mme Haley s'exprimait sur une base militaire dans la banlieue de Washington, au milieu de débris de missiles et drones dont elle a affirmé qu'ils provenaient de récentes attaques contre des alliés des Etats-Unis dans la région.

Ces armes "ont des marques partout qui montrent, sans le moindre doute, qu'elles sont fabriquées en Iran, envoyées par l'Iran et données par l'Iran", avait-elle affirmé.

L'Iran a démenti ces affirmations, qui constituent "une accusation que nous rejetons catégoriquement comme infondée, irresponsable, provocatrice et destructive", dans un communiqué de la mission iranienne à l'ONU.

sl/elm