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19/12/2017 11:23 EST

Le pétrole, en hausse, s'inquiète des tensions au Moyen-Orient

Le pétrole new-yorkais a terminé en hausse mardi, les investisseurs craignant une flambée des tensions au Moyen-Orient après l'envoi d'un nouveau missile en provenance du Yémen vers l'Arabie saoudite.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en janvier, dont c'est le dernier jour de cotation, a avancé de 30 cents pour clôturer à 57,46 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

L'Arabie saoudite a intercepté mardi au-dessus de Ryad, pour la deuxième fois en deux mois, un missile balistique tiré par les rebelles yéménites houthis, et mis en cause l'Iran, faisant de nouveau craindre une escalade dans le Golfe.

"Les marchés s'inquiètent de nouvelles tensions entre l'Iran et l'Arabie saoudite si des missiles continuent à voler dans le ciel", a commenté Phil Flynn de Price Futures Group.

Cette montée de tensions intervient alors que Washington a affirmé il y a quelques jours que le premier missile envoyé par les Houtis était bien de "fabrication iranienne".

L'Iran soutient les Houtis mais dément leur fournir des armes. Selon Téhéran, les affirmations de Washington constituent "une accusation (...) infondée, irresponsable, provocatrice et destructive".

Le marché gardait dans le même temps un oeil sur la situation en mer du Nord où l'oléoduc de Forties, permettant habituellement d'acheminer 40% de la production britannique, était fermé depuis plusieurs jours suite à une fuite.

"Des informations de presse évoquent maintenant une fermeture plus longue que prévu, au moins jusqu'à la deuxième semaine de janvier", a indiqué M. Flynn.

"Une pièce de remplacement est en route pour le site. Les choses avancent mais elles prennent du temps", a ajouté John Kilduff d'Again Capital.

Les marchés s'apprêtaient par ailleurs à réagir aux statistiques hebdomadaires sur les stocks américains de produits pétroliers par le département de l'Energie (DoE) mercredi, peu après l'ouverture de séance.

Les analystes tablent sur une baisse de 3,15 millions de barils pour le brut, sur une hausse de 2,3 millions de barils pour l'essence, et sur une progression des stocks de produits distillés de 250.000 barils, selon la médiane d'un consensus d'analystes compilé par l'agence Bloomberg.

Les chiffres hebdomadaires de la production américaine devraient également être très scrutés, ayant inscrit des records lors des six dernières semaines.

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