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19/12/2017 07:00 EST

Honduras: le président réélu appelle l'opposition au dialogue

Le président Juan Orlando Hernandez, réélu au Honduras après un scrutin controversé, a appelé l'opposition au dialogue pour parvenir à un "accord national" afin de construire "un nouveau" pays, tandis que le calme semblait revenu dans les rues.

"En tant que président élu, je tends la main et j'ai l'esprit ouvert pour écouter attentivement l'autre camp et trouver, dans le dialogue, un accord national qui permette de consolider la paix et la sécurité" afin de construire "un nouveau Honduras", a déclaré le président de droite lors d'un discours retransmis à la télévision et la radio.

Depuis l'élection présidentielle du 26 novembre, les partisans du candidat de gauche Salvador Nasralla, 64 ans, manifestent pour dénoncer la "fraude" lors de ce scrutin entaché d'irrégularités, selon l'opposition et une partie des observateurs internationaux.

Dimanche, le Tribunal suprême électoral (TSE) a officiellement déclaré vainqueur M. Hernandez, du Parti national, 49 ans. Un résultat immédiatement contesté par le camp adverse qui a appelé ses partisans à descendre dans la rue.

Les forces de l'ordre ont fait encore lundi usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui protestaient contre cette annonce officielle.

Mardi, le calme semblait toutefois revenu dans les rues du pays.

L'armée et les services municipaux étaient à l'oeuvre mardi pour dégager les barricades érigées la veille dans la capitale et d'autres villes, comme San Pedro Sula (nord).

Un rapport d'Amnesty International publié au Mexique affirme qu'au moins 14 personnes sont mortes dans les manifestations survenues depuis l'élection. Les autorités honduriennes ont confirmé seulement trois décès, tandis que le camp de M. Nasralla avance le chiffre de 24 morts.

Pendant ce temps, M. Nasralla, animateur de télévision novice en politique, était à Washington où il a rencontré le secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro, et a été reçu au département d'Etat américain.

Le président sortant conservateur s'était prévalu d'une décision controversée du Tribunal constitutionnel pour briguer un second mandat, ce qu'interdit la Constitution hondurienne.

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