NOUVELLES
19/12/2017 05:40 EST

France: le suspect de l'affaire Maëlys toujours entendu dans l'enquête sur une autre disparition

Le mystère s'épaissit autour de Nordahl Lelandais: déjà soupçonné d'avoir tué la petite Maëlys, disparue lors d'un mariage fin août dans le sud-est de la France, il est interrogé depuis lundi dans l'enquête sur l'enlèvement d'un militaire et sa garde à vue a été prolongée mardi.

Extrait de sa cellule de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon (centre-est), l'ancien maître-chien de l'armée de terre de 34 ans est entendu par les gendarmes qui s'interrogent sur son éventuelle implication dans la disparition, dans la nuit du 11 au 12 avril d'Arthur Noyer, 23 ans alors, caporal du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Chambéry (sud-est).

Ils s'appuient notamment sur des expertises téléphoniques pour tenter de relier M. Lelandais et le jeune militaire, vu pour la dernière fois vers 04H00 du matin alors qu'il faisait du stop dans une rue de Chambéry, après avoir passé la soirée dans une discothèque d'un quartier animé de la ville, pour regagner sa caserne située à quelques kilomètres.

Le parquet de Chambéry avait ouvert une information judiciaire pour enlèvement et séquestration une semaine après sa disparition, quatre mois avant la disparition de Maëlys à Pont-de-Beauvoisin (Isère), un mystère retentissant et toujours entier dans lequel M. Lelandais nie toute implication.

Des "éléments communs" entre les deux dossiers sont apparus. Dans la soirée d'avril, les téléphones de Nordahl Lelandais et du militaire ont "borné" au même endroit et au même moment. Puis le téléphone du caporal Noyer s'est éteint en fin de nuit, approximativement vers 05H00 du matin, selon une source proche du dossier.

Les investigations ont aussi révélé que M. Lelandais avait tenté de se renseigner sur internet sur la manière de faire disparaître un corps. Une recherche "postérieure à la disparition" du caporal, ont précisé des sources concordantes.

La garde à vue de M. Lelandais pour la disparition de M. Noyer a été prolongée mardi matin pour 24 heures. Son avocat dans l'affaire Maëlys, Me Alain Jakubowicz, s'est refusé à toute déclaration.

sla-cha-pta/ppy/fz/glr