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17/12/2017 09:42 EST

Equateur: le vice-président visé par une procédure de destitution

Le Congrès équatorien a approuvé dimanche l'ouverture d'une procédure de destitution contre le vice-président équatorien Jorge Glas, condamné à six ans de prison pour avoir perçu plusieurs millions de dollars de pots-de-vin de l'entreprise brésilienne de BTP Odebrecht.

Mais la procédure doit encore être validée par de nombreuses instances pour être définitivement lancée.

Par quatre voix sur sept, le Conseil de l'administration législative, organe du Congrès (parlement) chargé de planifier ses travaux, a approuvé le lancement d'une procédure de destitution qui ira ensuite devant la Cour constitutionnelle. Celle-ci devra décider dans un délai de cinq jours si elle la juge recevable.

Si la Cour constitutionnelle donne un avis favorable, la procédure de destitution sera soumise à la commission de contrôle de l'Assemblée nationale qui devra à son tour donner son feu vert pour un vote en séance plénière du Congrès.

M. Glas perdrait son poste, qu'il a conservé en dépit de sa mise en détention préventive le 2 octobre pour délit d'association illicite, si les deux tiers des élus votaient pour sa destitution.

Proche de l'ex-président socialiste Rafael Correa, en conflit avec son successeur Lenin Moreno, Jorge Glas, 48 ans et vice-président depuis 2013, est le responsable politique en activité de plus haut rang à être condamné dans le scandale Odebrecht en Amérique latine.

Cette firme de BTP aurait versé des millions de dollars de pots-de-vin pour obtenir des contrats de travaux publics en Equateur.

Ce vaste scandale de corruption a éclaboussé jusqu'à d'anciens chefs d'Etat, tel le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva ainsi que les Péruviens Ollanta Humala et Alejandro Toledo.

Les actuels présidents vénézuélien Nicolas Maduro et péruvien Pedro Pablo Kuczynski ont aussi été mis en cause.

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