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17/12/2017 10:16 EST

Bundesliga/Matches allers: le Bayern en mode rouleau compresseur

Munich, avec 11 points d'avance à la fin des matches allers, est sur la voie d'un sixième titre de champion consécutif. Cette domination pose question sur la compétitivité d'une Bundesliga dont les clubs sont en net recul sur la scène européenne.

Derrière le Bayern et ses 41 points en 17 journées, rien n'est décanté. Surprenant deuxième, Schalke devance avec 30 points un quatuor d'équipes à 28 point: Dortmund, Leverkusen, Leipzig et Mönchengladbach.

La Bundesliga fait maintenant relâche et reprendra le 12 janvier.

. Le retour du magicien Heynckes

Carlo Ancelotti n'a pas réussi à s'imposer au Bayern. Les dirigeants historiques Hoeness et Rummenigge avaient à l'évidence des liens plus forts avec les joueurs cadres de l'équipe qu'avec l'entraîneur italien. Lorsque le clash est arrivé fin septembre, ils ont donné raison aux joueurs et ont lâché le coach, au lendemain d'une humiliante défaite 3-0 à Paris en Ligue des champions.

A 72 ans, Jupp Heynckes, l'entraîneur du triplé historique de 2013, a accepté de sortir de sa retraite pour sauver le club. Il s'est promis de ne rester qu'une saison. Mais il passe déjà pour un magicien: 15 matches, 14 victoires, dont une de prestige sur le PSG au match retour (3-1).

. La panne européenne

La saison dernière, aucune équipe allemande n'a atteint une demi-finale européenne pour la première fois depuis 2004. Un accident, avaient dit les optimistes. Mais cet automne, les clubs de Bundesliga se sont effondrés.

Seul le Bayern a passé la phase de poule de Ligue des champions, en terminant deuxième de son groupe. Leipzig et Dortmund ont fini troisièmes, et sont reversés en Europa League. Quant aux trois clubs qui disputaient les poules d'Europa League, Berlin, Hoffenheim et Cologne, ils ont coulé corps et bien et sont éliminés.

"On a toujours dit, la Bundesliga est le meilleur championnat du monde. Nous nous sommes peut-être trop reposés là dessus", regrette Karl-Heinz Rummenigge, le patron du Bayern, qui parle d'une "catastrophe" pour le foot allemand.

. L'avenir appartient à Tedesco

Dauphin du Bayern à la trêve, Schalke doit son succès au charisme d'un entraîneur de 32 ans, Domenico Tedesco, qui s'est taillé en moins d'un an une réputation d'un faiseur de miracles.

Après avoir sauvé de la relégation une équipe de D2 l'an dernier, il a débarqué en Bundesliga en août, et donné à son équipe une force mentale qui impressionne l'Allemagne: le 25 novembre, mené 4-0 à la mi-temps à Dortmund, Schalke revient à 4-4 dans le temps additionnel. Scénario similaire samedi, avec un retour à 2-2 dans le temps additionnel à Francfort, après avoir été mené 0-2.

Schalke pars en vacances sur une série de 11 matches consécutifs sans défaite.

. Le mystère Dortmund

Qu'est-il arrivé au Borussia Dortmund? Après un début de saison en fanfare, l'équipe était en tête du championnat fin septembre avec cinq points d'avance, et faisait figure comme chaque année d'outsider en Ligue des champions.

Et puis tout s'est déréglé. Après 12 matches sans victoire, les dirigeants ont fini par lâcher l'entraîneur Peter Bosz, l'ex-coach de l'Ajax d'Amsterdam arrivé en juillet seulement. Ni les joueurs, ni le nouvel entraîneur Peter Stöger ne sont capables d'expliquer la catastrophe: "Je n'ai pas détecté de faille dans l'équipe", a avoué ce dernier.

Depuis qu'il est sur le banc, le Borussia a gagné deux matches. Un nouvel espoir. Mais avec 13 points de retard sur le Bayern, Dortmund ne peut plus vraiment rêver de titre.

. Leipzig paye pour apprendre

En montant en première division la saison dernière, Leipzig ne s'attendait pas à terminer deuxième et à se qualifier d'entrée pour la Ligue des champions.

L'élimination en phase de poule (par Besiktas et Porto) n'est pas vécue comme un drame. Mais l'équipe n'était pas prête pour le rythme européen, avec deux matches par semaine, et les résultats en championnat s'en sont ressentis. Le RB a fini l'année dimanche par une défaite à domicile 2-3 contre le Hertha Berlin, et pointe aussi à 13 points du Bayern.

"Nous avons payé pour apprendre", a admis le coach Ralph Hasenhüttl, "l'équipe est sur les rotules".

A l'intersaison, le club phare de la galaxie Red Bull avait pourtant étoffé son effectif, mais en respectant sa philosophie: des joueurs jeunes, en cours de formation, pas de vedettes et pas de salaires mirobolants. Un peu juste pour espérer détrôner Munich.

cpb/syd

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