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17/12/2017 11:07 EST

Autriche: l'extrême droite se félicite de la baisse des aides aux migrants

A la veille de son investiture en tant que vice-chancelier autrichien, le chef du parti d'extrême droite FPÖ Heinz-Christian Strache s'est félicité dimanche de la décision du nouveau gouvernement de réduire les aides aux migrants.

"Cela n'arrivera plus qu'un migrant qui n'a jamais travaillé ici une seule journée ou versé quelque cotisation que ce soit dans notre système social reçoive des milliers d'euros d'aide", a-t-il déclaré.

Dans un message publié sur son compte facebook aux 750.000 abonnés, le chef du Parti de la liberté a estimé qu'il s'agissait d'un "point très important du point de vue de l'équité pour la population autrichienne".

Son parti a scellé vendredi un accord de coalition avec le parti chrétien-démocrate (ÖVP) du futur chancelier conservateur Sebastian Kurz.

Les deux partis ont axé leur campagne électorale sur le durcissement de la lutte contre l'immigration illégale et la bureaucratie ainsi que sur la réduction des impôts.

Leur programme de gouvernement prévoit que pour les bénéficiaires du droit d'asile, le revenu minimum garanti, versé aux personnes sans ressources, sera plafonné à 520 euros mensuels maximum contre plus de 800 euros pour les autres.

La cérémonie d'investiture du nouveau gouvernement est prévue lundi à 10H00 GMT.

Le FPÖ a obtenu les ministères de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères.

En 2000, l'entrée du FPÖ au gouvernement avait provoqué des sanctions européennes. Mais ce scénario est jugé très improbable aujourd'hui, dans un contexte général de montée des partis populistes et antimigrants, et alors que M. Strache, 48 ans, a veillé à lisser l'image de sa formation.

Le commissaire européen Pierre Moscovici, socialiste français, a néanmoins tweeté dimanche que "la coalition désormais au pouvoir en Autriche doit susciter la vigilance des démocrates attachés aux valeurs européennes".

"La situation est sans doute différente par rapport au précédent de l'an 2000. Mais la présence de l'extrême droite au pouvoir n'est jamais anodine!", poursuit-il.

M. Kurz doit se rendre mardi à Bruxelles pour rencontrer le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé dimanche le ministère des Affaires étrangères.

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