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10/12/2017 13:04 EST | Actualisé 10/12/2017 13:04 EST

Netanyahu accuse Erdogan d'aider les «terroristes»

«Je n'ai pas de leçons de moralité à recevoir d'un dirigeant qui bombarde des villages kurdes en Turquie, qui emprisonne des journalistes, aide l'Iran à contourner les sanctions internationales et aide des terroristes, notamment à Gaza.»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est en visite à Paris pour rencontrer le président français Emmanuel Macron.
Philippe Wojazer / Reuters
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est en visite à Paris pour rencontrer le président français Emmanuel Macron.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan de bombarder les Kurdes et d'aider des "terroristes", à l'issue d'un entretien avec le président français Emmanuel Macron à Paris.

"Je n'ai pas de leçons de moralité à recevoir d'un dirigeant qui bombarde des villages kurdes en Turquie, qui emprisonne des journalistes, aide l'Iran à contourner les sanctions internationales et aide des terroristes, notamment à Gaza", a déclaré M. Netanyahu, interrogé sur la déclaration de M. Erdogan qui, plus tôt dans la journée, avait qualifié Israël d'"Etat terroriste" qui "tue des enfants".

"La Palestine est une victime innocente (...) Quant à Israël, c'est un Etat terroriste, oui, terroriste !", avait lancé le président turc, ajoutant qu'il "lutterait par tous les moyens" contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Macron à l'Elysée, Benjamin Netanyahu a souligné qu'Israël ne saurait avoir d'autre capitale que Jérusalem et que les tentatives de nier cette "connexion millénaire" étaient "absurdes".

"C'est pourquoi" la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël "est si importante", a ajouté le Premier ministre.

Pour le quatrième jour consécutif dimanche, des milliers de personnes ont manifesté au Moyen-Orient et à l'étranger pour protester contre la décision de Donald Trump.

La Turquie et Israël ont normalisé leurs relations l'année dernière, après une crise diplomatique déclenchée en 2010 par un raid israélien contre un navire d'une ONG en direction de la bande de Gaza, qui a fait dix morts parmi les activistes turcs.

Les deux parties ont intensifié leur coopération, notamment dans le domaine de l'énergie, mais M. Erdogan, défenseur de la cause palestinienne, continue à critiquer régulièrement la politique israélienne.

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