NOUVELLES
10/12/2017 14:06 EST | Actualisé 10/12/2017 14:06 EST

La grogne à l'endroit d'Hydro-Québec culmine à Montréal dimanche après-midi

Des partisans de l'enfouissement partiel d'une ligne d'Hydro-Québec à Saint-Adolphe-d'Howard interpellent Philippe Couillard.

Lisette Lapointe, l'ancienne mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard.
PC/Mario Beauregard
Lisette Lapointe, l'ancienne mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard.

Des partisans de l'enfouissement partiel d'une ligne d'Hydro-Québec à Saint-Adolphe-d'Howard ont décidé de converger vers le siège social de la société d'État, à Montréal, dimanche après-midi.

Ils ont choisi d'y tenir une manifestation dont l'objectif premier est de réclamer une intervention directe du premier ministre du Québec afin de sauvegarder le paysage de cette municipalité des Laurentides.

Pour inciter Philippe Couillard à bouger, les protestataires ont voulu lui rappeler qu'il se doit de faire preuve de cohérence en adoptant la même position d'un endroit à l'autre.

Par le passé, M. Couillard s'était dit ouvert à l'enfouissement de la ligne qui doit traverser la zone de forêt protégée du mont Hereford.

Selon l'ancienne mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe, les participants à la manifestation ont souhaité lui dire haut et fort que «les paysages touristiques des Laurentides sont aussi importants que ceux de l'Estrie».

D'après Mme Lapointe, il y aurait «une discrimination claire et nette» si le même traitement n'était pas accordé aux deux régions.

En entrevue avec La Presse canadienne à l'approche de la tenue du rassemblement, cette ex-élue a mentionné que si l'option de la ligne aérienne est retenue à Saint-Adolphe-d'Howard, «le patrimoine paysager va y être détruit».

Pour éviter que ce scénario ne se concrétise, les détracteurs du projet entendent vraiment faire des pieds et des mains.

Alors qu'elle s'exprimait en leur nom, Lisette Lapointe a lancé un message reflétant bien leur ferme volonté d'agir.

«On n'abandonnera pas. Même sur le plan juridique, il y aura des développements très, très rapidement», a-t-elle promis en s'abstenant de fournir plus de détails pour l'instant.

«On va demander au premier ministre de ne pas ignorer la volonté des citoyens», a-elle martelé.

Sarah Perreault, qui appartient au comité aviseur [sic] de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard, a également interpellé Philippe Couillard lorsqu'elle a été à son tour interviewée par La Presse canadienne.

«Je pense qu'il est encore temps pour lui d'intervenir dans ce dossier-là, de stopper le déboisement et d'envisager l'enfouissement partiel», a-t-elle indiqué.

Mme Perreault a ajouté que M. Couillard a justifié sa prise de position dans le dossier du mont Hereford en invoquant notamment le fait qu'une ligne aérienne jouirait d'une moins forte acceptabilité sociale.

Or, selon elle, ce même argument pourrait s'appliquer dans le cas de Saint-Adolphe-d'Howard.

«C'est clairement démontré, à mon avis, qu'Hydro-Québec n'est pas capable, dans cette municipalité-là, en maintenant la ligne aérienne, d'en arriver à des impacts acceptables [pour les citoyens]», a-t-elle soutenu.

D'après Sarah Perreault, le premier ministre doit absolument s'apercevoir que «l'économie locale repose sur la qualité des paysages».