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09/12/2017 04:14 EST

Des milliers de personnes manifestent à Paris pour les prisonniers basques

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris à l'appel d'organisations et d'élus du Pays basque pour demander "la fin du régime d'exception pour les prisonniers basques", a constaté une journaliste de l'AFP.

Ils réclament le rapprochement des 62 personnes détenues pour des délits ou des crimes liés au terrorisme basque.

"On demande que le droit commun soit appliqué aux détenus basques. Pourquoi les prisonniers basques ne bénéficieraient pas des mêmes droits que les autres prisonniers?", s'est interrogé le maire de centre-droit de Bayonne (sud-ouest) Jean-René Etchegaray, également président de la communauté d'agglomération Pays basque. Il estimait à "plus de 10.000" le nombre de participants à la manifestation parisienne.

Ces détenus sont actuellement emprisonnés dans vingt prisons à travers la France, en moyenne à 600 kilomètres du pays basque, selon les organisations qui les défendent.

Des familles demandent donc un transfert dans des établissements plus proches de leur région.

Les organisateurs de la manifestation souhaitent la levée du statut de détenus particulièrement signalés (DPS) qui pèse sur leurs conditions de détention et sur les possibilités d'aménagements de peine. Ils réclament la libération de ceux qui sont malades ou en fin de peine et "l'application du droit commun" pour les prisonniers basques.

Dans le cortège parisien avaient pris place plusieurs femmes et hommes politiques de gauche ainsi que l'ancien évêque Jacques Gaillot.

Cette manifestation conclut la "marche des prisons parisiennes" débutée le 7 décembre au centre pénitentiaire de Réau en région parisienne. Des manifestants sont partis samedi matin de la prison de Fresnes pour se retrouver dans le quartier de la gare Montparnasse. D'autres sont venus dans deux trains de 1.000 places et 65 cars affrétés pour acheminer les manifestants venus des deux côtés des Pyrénées.

Cette manifestation s'inscrit dans un processus entamé en 2011, avec le renoncement de l'ETA à la violence, qui a abouti le 8 avril à la remise par cette organisation aux autorités françaises des stocks d'armes.

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