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07/12/2017 07:15 EST

Suspension de Moutko par le CIO: "pas de connexion" avec le football (Sorokin à l'AFP)

La décision du CIO de bannir à vie des jeux Olympiques le vice-Premier ministre russe Vitali Moutko, grand ordonnateur du Mondial-2018 en Russie, "n'a pas de connexion avec le football", a estimé jeudi Alexei Sorokin, directeur général du Comité d'organisation.

Le CIO a décidé mardi de suspendre la Russie des prochains jeux Olympiques d'hiver en raison du programme de dopage d'Etat en place aux JO de Sotchi-2014 tout en autorisant les sportifs russes "propres" à participer sous drapeau neutre.

Cité dans le rapport McLaren de l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui a mis au jour ce dopage institutionnalisé, M. Moutko était à l'époque ministre des Sports.

M. Moutko, qui est également président de la Fédération russe de football, est clairement mis en cause dans le rapport McLaren pour onze cas de dopage dissimulés par les autorités russes entre 2012 et 2015 concernant des joueurs de football.

La décision du CIO de bannir M. Moutko "n'a pas de connexion avec le football. M. Moutko est président du comité local d'organisation et notre but reste le même: organiser la Coupe du monde la plus réussie de l'histoire", a déclaré à l'AFP M. Sorokin qui participait à Nyon à un Comité exécutif de l'UEFA dont il est membre.

M. Sorokin a ajouté que la Fifa, qui a réagi dès mardi soir, a été "exhaustive sur le sujet".

La Fifa, l'une des fédérations membres du CIO, avait estimé que la décision du CIO de suspendre la Russie n'avait "pas d'impact" sur la préparation du Mondial de football en Russie.

Interrogé sur les cas de dopage cités dans le rapport McLaren, M. Sorokin a répondu que "les joueurs russes ont subi des contrôles antidopage à de multiples occasions, lors de toutes les compétitions auxquelles ils ont participé, au Brésil (Mondial-2014), en France (Euro-2016) et dans les compétitions de clubs".

"Chaque fois qu'ils ont été contrôles, il n'y a eu que des résultats négatifs, nous sommes donc propres", a-t-il conclu.

La Fifa avait indiqué de son côté mardi soir que "quand il s'agit de mesures antidopage, la Fifa assume ses responsabilités de façon sérieuse et enquête sur les allégations faites dans le rapport McLaren".

L'instance avait ajouté qu'elle travaillait en collaboration avec l'AMA et avait été "en contact avec le professeur McLaren".

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