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07/12/2017 03:19 EST

La City "ne va pas s'effondrer" à cause du Brexit, affirme Dijsselbloem

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a estimé jeudi que la City de Londres ne s'effondrerait pas à cause du Brexit et resterait "l'un des principaux centres financiers du monde".

"Je ne crois pas que la City s'effondrera et que tout le monde fuira", a-t-il affirmé lors d'une audition devant une commission du Parlement européen.

"La City est de toute évidence le centre financier de l'Europe et je pense qu'elle restera l'un des principaux centres financiers du monde", a-t-il ajouté.

"Je pense que, simplement en raison de la réglementation et de l'accès au marché (européen), des activités seront déplacées (dans l'UE) et cela est en cours. Mais pas au niveau que beaucoup de personnes avaient espéré", a-t-il conclu.

Beaucoup d'analystes misent après le Brexit sur une réorganisation du secteur financier européen autour de plusieurs places --Paris, Francfort, Amsterdam, Dublin ou Luxembourg-- spécialisées chacune sur des activités bien déterminées, l'une par exemple sur les opérations de marché, l'autre sur la banque d'affaires...

Plusieurs groupes bancaires ont commencé à recentrer leurs activités dans ces villes.

Paris vient d'être désignée pour héberger l'Autorité bancaire européenne (ABE), dont les 170 employés occupent pour l'heure un gratte-ciel du quartier d'affaires londonien de Canary Wharf. Son transfert devrait être effectif en mars 2019, échéance fixée pour le Brexit.

Au cours de son audition, M. Dijsselbloem, dont le mandat à la tête de l'Eurogroupe s'achève en janvier 2018, a également réagi aux propositions présentées mercredi par la Commission pour réformer la zone euro.

Il a affirmé qu'il existait un consensus parmi les ministres des Finances de la zone pour renforcer le Mécanisme européen de stabilité (MES), chargé d'aider les pays en difficulté, et le transformer en Fonds monétaire européen.

Mais ce futur FME "doit garder son cadre institutionnel actuel" et pas devenir un organe communautaire comme le souhaite la Commission.

Il a aussi affirmé que l'Eurogroupe s'opposerait à ce que sa présidence soit confondue avec la vice-présidence de la Commission pour créer un super ministre européen des Finances.

"Il faut une distinction entre le rôle de l'Eurogroupe et celui de la Commission", a-t-il dit.

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