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07/12/2017 08:06 EST

Grand Prix/Finale: Chen plus solide qu'Uno

L'Américain Nathan Chen, étoile montante du patinage mondial, a pris les commandes de la finale du Grand Prix en remportant le programme court (103,32), jeudi à Nagoya (Japon), à deux mois des JO-2018 (9-25 février).

Le champion olympique en titre et chouchou du public japonais, Yuzuru Hanyu, blessé et absent de cette prestigieuse finale, on attendait Chen (18 ans) et le Japonais Shoma Uno, à peine plus âgé (19 ans), pour jouer les premiers rôles.

Le premier, qui a passé deux "quads", a convaincu sur le titre "Nemesis" de Benjamin Clementine et obtenu 103,32 points.

"Mes deux quadruples sauts étaient un peu tremblants parce que j'étais nerveux et un peu stressé", reconnaît Chen, victorieux cet hiver de ses deux premiers Grand Prix.

"Il faut que je réussisse à me calmer, que je dorme bien, pour repartir à zéro demain (vendredi) et me concentrer sur un +quad+ après l'autre", ajoute-t-il.

Le second, vice-champion du monde 2017, a été pénalisé notamment par une chute sur un triple axel (101,51) mais n'a pas hypothéqué pour autant ses chances de victoire à l'issue du programme libre vendredi.

"J'ai eu l'impression de ne pas décoller comme d'habitude, donc je me suis contracté en l'air et je ne sais pas ce qui s'est passé", explique Uno.

- Première manche, Papadakis/Cizeron -

Un autre face-à-face, celui entre les deux duos stars de la danse sur glace, leur seul avant les jeux Olympiques à Pyeongchang (Corée du Sud), était très attendu : la première manche a tourné en faveur de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, aux dépens de Tessa Virtue et Scott Moir.

C'est la première fois que les Français remportent un programme court face aux Canadiens depuis le retour sur la glace des champions olympiques 2010 et vice-champions olympiques 2014 l'hiver dernier, après deux ans de break.

Lors de leurs trois compétitions communes la saison passée, Virtue et Moir avaient à chaque fois pris le dessus dès la danse courte. Jusqu'à déloger Papadakis et Cizeron, sacrés en 2015 et 2016, du trône mondial.

Cette fois, les triples champions d'Europe en titre ont parfaitement tenu tête à leurs partenaires d'entraînement à Montréal. A la clé, un nouveau record personnel, 82,07 points (contre 81,40), contre 81,53 points récoltés par leurs rivaux N.1

"Tout était réuni. On était concentré sur nos pas et, en même temps, on a vraiment vécu notre programme", résume Papadakis.

"On savait qu'ils avaient eu des meilleurs scores que nous (en danse courte) et que ce serait très difficile de les battre. Améliorer notre record personnel ici nous donne de la confiance", souligne-t-elle.

Ce résultat à mi-parcours confirme le rééquilibrage, voire l'inversion, du rapport de force entre les deux tandems, que le duel à distance du début de saison par Grand Prix interposés, marqué par deux scores record de Papadakis et Cizeron, avait laissé présager.

Pas de quoi paniquer côté canadien. "Le plan, c'est de culminer en février (pour les JO, ndlr). On est à l'heure", rassure Virtue.

En ouverture, un lacet cassé en cours de prestation n'a pas empêché les Allemands Aljona Savchenko et Bruno Massot de prendre la tête de la compétition en couples (79,43), devant les Russes Evegenia Tarasova et Vladimir Morozov (78,83).

es/syd