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04/12/2017 09:14 EST

Trump soutient officiellement un candidat républicain accusé d'agression sexuelle

Donald Trump a officiellement soutenu lundi le candidat républicain Roy Moore, accusé d'avoir commis des agressions sexuelles sur des mineures il y a des décennies, pour l'élection sénatoriale partielle à venir dans l'Alabama.

La Maison Blanche a fait savoir dans un communiqué que le président avait officiellement soutenu Roy Moore après un appel téléphonique "positif" entre les deux hommes.

Un peu plus tôt dans la journée, Donald Trump avait apporté un soutien total à M. Moore dans un tweet, à un peu plus d'une semaine de cette élection capitale pour les républicains, qui disposent d'une courte majorité au Sénat.

"Les démocrates qui refusent de donner ne serait-ce qu'un vote pour une réduction d'impôts massive sont la raison pour laquelle nous avons besoin que le républicain Roy Moore gagne en Alabama", a écrit le président américain sur Twitter.

Roy Moore, candidat républicain ultra-conservateur, a été accusé par plusieurs femmes de comportements allant de baisers à des agressions sexuelles et attouchements. La plus jeune était alors âgée de 14 ans. Les faits les plus anciens remonteraient à la fin des années 1970, lorsqu'il avait la trentaine.

L'ancien magistrat, héraut de la droite religieuse, était favori de la sénatoriale partielle du 12 décembre dans l'Alabama, avant la publication de ces accusations.

Jusqu'ici, Donald Trump n'avait pas apporté un soutien officiel à M. Moore, préférant opter pour des formulations plus alambiquées et se limiter surtout à des attaques contre son adversaire démocrate.

"Il dit que cela ne s'est pas passé. Et, vous savez, il faut aussi l'écouter", avait-il déjà expliqué fin novembre.

"La dernière chose dont nous avons besoin en Alabama et au Sénat est une marionnette de (Chuck) Schumer et de (Nancy) Pelosi", avait-il également tweeté, en référence aux chefs de l'opposition démocrate au Sénat et à la Chambre des représentants.

L'élection du candidat démocrate Doug Jones, "serait un désastre!", "ce serait MAUVAIS!", avait-il écrit sur le réseau social.

Début novembre, après la publication dans le Washington Post du témoignage de quatre femmes qui accusaient M. Moore, la Maison Blanche avait pourtant indiqué que si les allégations étaient vraies, Roy Moore "devrait faire ce qu'il faut faire et se retirer".

Ivanka Trump, la fille du président, avait elle-même déclaré que "les prédateurs d'enfants ont leur place réservée en enfer".

L'exécutif américain avait par la suite expliqué que Donald Trump soutiendrait le candidat au Sénat Roy Moore mais ne ferait pas campagne pour lui.

Une défaite de Roy Moore réduirait la courte majorité des républicains au Sénat, où ils disposent actuellement de 52 sièges sur 100.

leo/faa