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04/12/2017 10:55 EST | Actualisé 04/12/2017 12:03 EST

Pont Champlain: Ottawa et le consortium se montrent rassurants

MONTRÉAL — Le gouvernement fédéral et le consortium responsable de bâtir le nouveau pont Champlain minimisent les inquiétudes soulevées par un reportage du «Journal de Montréal» sur les quelque 2000 défectuosités recensées sur la structure, qui ont dû être réparées par les travailleurs.

Selon le reportage du quotidien montréalais, des pièces maîtresses de la structure du nouveau pont, dont plusieurs provenaient de la firme espagnole Tecade, étaient défectueuses. Certaines poutres-caissons de l'entreprise présentaient plus de 300 défauts, peut-on lire dans le reportage.

Lundi, un porte-parole du consortium Signature sur le Saint-Laurent a toutefois assuré que tous les problèmes avaient été détectés et que le pont de 4,2 milliards $ serait prêt à temps, dans environ un an.

En entrevue avec La Presse canadienne, Daniel Genest a précisé que le consortium avait recensé jusqu'ici environ 3000 «non-conformités» — mineures et majeures — dans le projet. Parmi celles-ci, environ 75 pour cent sont déjà corrigées, et le groupe s'affaire actuellement à régler le reste des problèmes, selon M. Genest, qui parle d'un «très bon ratio».

À Ottawa, le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités Amarjeet Sohi, ainsi que son collègue des Transports, Marc Garneau, se sont montrés tous deux rassurants, affirmant que les défectuosités seraient dûment réparées et respecteraient l'échéancier et le budget prévu.

Avant d'entrer à la Chambre des communes, lundi, M. Sohi a rappelé que le gouvernement fédéral s'était engagé à accélérer les travaux en raison de retards imprévus.

Le ministre s'est dit «très, très optimiste» à l'idée que le pont soit construit «dans un délai convenable» et qu'il réponde aux «normes les plus élevées possible» en matière de sécurité et de viabilité à long terme.

Le ministre Garneau a ajouté que s'il y avait des dépassements de coûts, il appartiendrait au consortium d'éponger ces sommes supplémentaires.

«Ça fait partie du contrat qui existe avec la compagnie», a-t-il soutenu au parlement.

Le ministre provincial des Transports, André Fortin, a abondé dans le sens des ministres fédéraux, soulignant qu'il était «prévisible» qu'un tel chantier soit confronté à des «défis techniques».

«Le gouvernement fédéral nous assure que les non-conformités signalées ont toutes été résolues selon les critères de conception et selon les exigences contractuelles. Les travaux suivent leur cours et nous sommes en contact constant avec le gouvernement fédéral pour en suivre l’avancement», a-t-il affirmé dans une déclaration écrite.