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04/12/2017 00:54 EST

Les essais de missiles nord-coréens sont une "menace imminente", selon le Sénat japonais

Les essais de missiles de la Corée du Nord représentent une "menace imminente" pour le Japon, ont estimé lundi les sénateurs japonais, tandis que le Premier ministre nippon, Shinzo Abe, a déclaré que discuter avec Pyongyang n'avait "pas de sens".

La chambre haute du Parlement nippon a adopté lundi à l'unanimité une résolution de protestation contre le dernier essai en date de missile intercontinental nord-coréen, mercredi dernier, qui s'est abîmé en mer du Japon.

Ce nouvel essai montre que le régime de Pyongyang est déterminé à continuer ses programmes nucléaire et balistique, constituant "une menace sans précédent, significative et imminente pour la sécurité de la région, y compris du Japon", selon le texte de la résolution.

"C'est un défi frontal à l'encontre de la communauté internationale, et qui ne doit pas être toléré", ajoute le texte.

Les tensions dans la région sont encore montées d'un cran depuis le nouvel essai de missile nord-coréen. Le régime de Pyongyang a affirmé avoir testé un nouvel engin intercontinental (ICBM), le Hwasong-15, capable selon lui de frapper la totalité du territoire continental américain, et son dirigeant Kim Jong-Un a déclaré que son pays avait désormais atteint son but, devenir une puissance nucléaire à part entière.

La Corée du Nord a par ailleurs vivement dénoncé lundi le démarrage de manoeuvres militaires aériennes menées par les Etats-Unis et la Corée du Sud, leur plus important exercice conjoint de ce type à ce jour, impliquant 230 avions, dont des chasseurs furtifs F-22 Raptor.

Le Premier ministre japonais a rappelé lundi qu'il souhaitait faire pression sur la Corée du Nord jusqu'à ce qu'elle abandonne ses programmes nucléaire et balistique d'une manière "vérifiable" et "irréversible".

"Le dialogue pour le dialogue n'a pas de sens", a-t-il répété.

L'appel de Washington la semaine dernière à couper toutes les relations commerciales et diplomatiques avec la Corée du Nord a toutefois été rejeté par Moscou et Pékin, partisans de négociations avec Pyongyang.

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