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02/12/2017 03:49 EST

Nigeria: au moins 10 morts dans une nouvelle attaque au nord-est (résidents)

Une double explosion dans un marché a fait au moins 10 morts samedi dans le nord-est du Nigeria, ont rapporté à l'AFP des habitants.

Ce double attentat a eu lieu dans le marché de Biu (185 kilomètres au sud de Maiduguri, la capitale de l'état du Borno), à proximité d'une gare routière vers 11h30 samedi, période de grande affluence.

"Pour l'instant, dix corps ont été retrouvés par les équipe de secours dans les décombres, mais on attend à ce que le bilan s'alourdisse", a expliqué Ahmad Babagana, habitant de Biu, qui a perdu un ami dans ce double attentat.

"Les explosions ont été si violentes qu'on les a entendues à travers toute la ville", poursuit M. Babagana, affirmant qu'il s'agissait de deux femmes kamikazes, un mode opératoire particulièrement répandu chez le groupe jihadiste nigérian Boko Haram.

Un autre résident, Zakari Tiko a confirmé ce double attentat. "J'ai entendu une grosse explosion et j'ai vu de la fumée noire qui émanait du marché", dit-il.

"Les secours sont toujours sur place et d'après ce que l'on a vu, le bilan devrait être lourd", explique M. Tiko.

Ces huit dernières années, la grande ville de Biu a été la cible récurrente d'attentats et d'attaques de la faction de Boko Haram, dirigée par Abubakar Shekau. En août 2015, un attentat-suicide avait fait au moins 50 morts et plus de 50 blessés, dans le marché d'un village proche.

Quelques mois auparavant, en février, une explosion, toujours dans un marché avait fait 15 morts et 21 blessés.

Le président nigérian Muhammadu Buhari avait affirmé en décembre 2015 que Boko Haram était "techniquement battu" face à la reprise de l'armée nigériane.

La semaine dernière, soit deux ans plus tard, les attaques se poursuivent mais il a déclaré que ce ne sont que les "derniers coups de pieds d'un cheval mourant".

Depuis son apparition il y a huit ans, Boko Haram, qui lance des attaques et commet des attentats-suicides au Nigeria et dans les pays voisins comme le Cameroun, le Niger et le Tchad, a provoqué la mort d'au moins 20.000 personnes.

abu-spb/ces