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01/12/2017 08:33 EST

Russie/échec spatial: les infrastructures du nouveau cosmodrome pas en cause

Les infrastructures du nouveau cosmodrome russe Vostotchny, dans l'Extrême-Orient du pays, ne sont pas en cause dans l'incident de la perte d'un satellite survenu cette semaine, a assuré vendredi l'agence spatiale russe Roskosmos.

"Les moyens terrestres du cosmodrome Vostotchny (...) ont fonctionné comme prévu et sans accroc: il n'y a rien à reprocher aux infrastructures terrestres du cosmodrome", a affirmé Roskosmos dans un communiqué.

La Russie a perdu le contact mardi avec un satellite lancé quelques heures plus tôt depuis Vostotchny, un revers particulièrement humiliant tant cette nouvelle base symbolise le renouveau de ses ambitions spatiales.

Le satellite météorologique Meteor a décollé sans difficultés porté par une fusée Soyouz, mais n'a pas réussi à atteindre l'orbite prévue.

La fusée Soyouz 2.1B transportait également 18 charges utiles appartenant à des institutions ou des entreprises du Canada, des États-Unis, du Japon, d'Allemagne, de Suède et de Norvège.

Une commission spéciale créée pour enquêter sur les causes de l'incident "n'a rien à reprocher non plus au fonctionnement des systèmes (...) de la fusée Soyouz", selon le communiqué de Roskosmos.

Il a donc été décidé d'autoriser les lancements des fusées du type Soyouz 2 conformément au plan initial, selon la même source.

Le prochain lancement d'une fusée Soyouz est prévu depuis le cosmodrome de Vostotchny le 22 décembre.

Le bloc d'accélération Fregat qui transportait le satellite et les charges utiles "est probablement retombé dans la partie nord de l'océan Atlantique", précise l'agence spatiale russe.

"La commission continue d'enquêter sur les causes de la défaillance du bloc d'accélération", ajoute le communiqué.

La perte du satellite météorologique constitue un échec embarrassant pour le nouveau cosmodrome de Vostotchny, au coût gigantesque et destiné à réduire la dépendance de la Russie à l'égard de la légendaire base de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan. Il devait aussi marquer la renaissance d'une industrie humiliée par plusieurs revers retentissants ces dernières années.

Le premier décollage depuis le cosmodrome de Vostotchny s'était déroulé le 28 avril 2016, avec déjà un retard de 24 heures sur le calendrier initial après une première tentative avortée.

mp/mr